La droite forte veut revenir sur les remises de peine

La Droite forte veut décharger les policiers du dépôt des plaintes.[LIONEL BONAVENTURE / AFP]

A moins de deux semaines du Congrès de l’UMP, la Droite forte poursuit la présentation de son programme. Directmatin.fr révèle les cinq premières mesures du volet régalien en exclusivité.

Après la demande de quotas de journalistes de droite à la télé ou la reconnaissance « de la tradition chrétienne de la France », la Droite forte s’attaque aujourd’hui à la police et à la justice. Le mouvement de Guillaume Peltier et Geoffroy Didier va lever le voile aujourd’hui sur les mesures régaliennes de leur programme. Certaines ne manqueront pas de créer la polémique comme la suppression des remises de peines automatiques. La Droite forte souhaite aussi que les policiers ou les gendarmes soit déchargés du dépôt des plaintes.

 

1- Supprimer les remises de peines automatiques afin d’améliorer l’exécution des sanctions prononcées. Aujourd’hui, la remise de peines n’est plus l’exception, elle est devenue la règle. Ainsi, un criminel condamné à 10 ans de prison peut en sortir au bout de 4 ans. Sur le modèle espagnol, il s’agirait d’interdire toute libération conditionnelle tant que les ¾ de la peine ne sont pas purgés.

 

2- Créer un droit d’appel pour les victimes afin de remettre sur un pied d’égalité de droit les victimes et les accusés ; en effet, les mis en cause comme les condamnés ont à ce jour davantage de droits et de garanties que les victimes tout au long de la procédure judiciaire. Il s’agirait donc de donner le droit à toute victime de contester en appel les jugements prononcés par les tribunaux.

 

3- Renforcer l’efficacité et la visibilité des forces de l’ordre (policiers, gendarmes,…) en développant la vidéo-protection, en rendant prioritaire leur présence sur le terrain, notamment en les déchargeant des fonctions d’accueil, de dépôts de plaintes ou encore de transfèrement de prisonniers.

 

4-Supprimer l’automaticité de l’acquisition de la nationalité française en faisant de l’expression de volonté la condition sine qua non de l’ouverture de la procédure d’acquisition. Il s’agirait dans ce cadre de revenir au principe de la loi Pasqua de 1993 en demandant que les enfants nés en France de parents étrangers fassent à 18 ans une demande volontaire pour acquérir la nationalité française.

 

5- Engager une grande politique de co-développement avec les pays du sud parce que seule une politique de long terme fondée sur le partenariat économique, social et culturel permettra de réguler les flux migratoires. L’Union européenne doit s’engager avec force dans une politique audacieuse de lutte contre la misère.

 

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