Nouvelle mobilisation contre le projet de loi Fioraso

La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso, le 22 mai 2013 à l'Assemblée nationale [PATRICK KOVARIK / AFP/Archives] La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso, le 22 mai 2013 à l'Assemblée nationale [PATRICK KOVARIK / AFP/Archives]

Des enseignants et des chercheurs ont de nouveau manifesté mardi à Paris pour réclamer l'abrogation du projet de loi Fioraso de réforme de l'université, à la veille de son examen au Sénat.

Entre 180 manifestants selon la police et 300 selon les organisateurs ont défilé à l'appel de l'intersyndicale FSU-CGT-FO-Solidaires et de collectifs derrière une banderole réclamant l'"Abandon du projet de loi Enseignement supérieur et recherche. Des moyens pour le service public", entre l'université Pierre-et-Marie Curie et le Sénat où le texte de la ministre Geneviève Fioraso sera débattu mercredi au Sénat.

A l'Assemblée nationale, seuls les socialistes et les radicaux de gauche ont voté le 28 mai le projet de loi qui vise notamment à améliorer la réussite étudiante et qui élargit les cours en anglais à l'université.

"Non, non, non à la loi Fioraso!" ou encore "Le changement, c'est pire qu'avant: Pécresse en a rêvé, Fioraso l'a fait!", ont scandé les manifestants. Certains d'entre eux, essentiellement des contractuels, ont brandi des pancartes réclamant "Des postes pour des précaires et la recherche" ou dénonçant "10 ans de recherche et chômeur".

Le projet de loi Fioraso "n'introduit aucune rupture ou presque par rapport aux anciennes dispositions prises par le gouvernement Sarkozy qui continuent à se mettre en oeuvre. Et de ce fait le texte ne répond pas aux exigences longtemps portées par la communauté universitaire", a fustigé Daniel Steinemetz, secrétaire général du SNTRS-CGT.

"On a également à travers la loi une volonté de transformer une partie de nos missions de service public pour les mettre au service d'un développement de la compétitivité industrielle, ce qui va se faire au détriment de nombreuses opérations de recherche fondamentale au service d'un public plus large", a-t-il dénoncé.

 
 

"La loi Fiorasso ne fait rien pour résorber la précarité. Comme il y a très peu de postes, c'est plus difficile de continuer mon plan de carrière", a dénoncé Kei Yamamoto, jeune chercheuse japonaise au CNRS qui cumule des CDD depuis sept ans.

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