Chatel (UMP) souligne un "grave rappel à l'ordre" constitutionnel pour Hollande

Le secrétaire général de l'UMP par intérim Luc Chatel lors d'une conférence de presse à Paris le 8 juillet 2014  [Kenzo Tribouillard  / AFP/Archives] Le secrétaire général de l'UMP par intérim Luc Chatel lors d'une conférence de presse à Paris le 8 juillet 2014 [Kenzo Tribouillard / AFP/Archives]

Luc Chatel, secrétaire général de l’UMP, a estimé jeudi que le Conseil constitutionnel avait la veille "infligé un grave rappel à l'ordre" à François Hollande, accusant le chef de l’Etat de se "jouer du droit".

Les juges constitutionnels ont censuré mercredi le volet social du "pacte de responsabilité" voulu par le président.

Ce dernier, "en principe garant de la Constitution, croit pouvoir se jouer du droit et des grands principes constitutionnels", accuse l'ancien ministre dans un communiqué. "Les sages du Conseil constitutionnel lui ont infligé personnellement un grave rappel à l’ordre".

"C’est en effet la troisième fois que le Conseil constitutionnel censure une mesure que le président de la République voulait +emblématique+: après la taxe à 75% fin 2012, la proposition de loi dite +Florange+ au printemps dernier, c’est le tour des allégements de cotisations salariales", détaille le député de Haute-Marne.

Il s'agissait à chaque fois de "mesures annoncées par M. Hollande lui-même pour donner des gages à la gauche d’une majorité qui aujourd’hui, n’est plus que l’ombre d’elle-même". "MM. Hollande et Valls se montraient plus soucieux de faire baisser la pression au sein du groupe socialiste, que d’augmenter leur pouvoir d’achat", insiste M. Chatel.

"Annoncée par le président lui-même, le 31 mars, au lendemain des municipales, et détaillée par son nouveau Premier ministre dans son discours de politique générale, cette mesure est aussi symbolique du drôle de tandem qu’ils forment, depuis, à la tête de l’exécutif. Improvisée dans l’urgence pour répondre à une crise de la majorité, sa censure" "ouvre une crise de l’exécutif", assure encore l'élu d'opposition.

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