Conférence de presse de Hollande : des annonces "sans souffle" estime la presse

Le président François Hollande pendant la 6e conférence de presse du quinquennat le 7 septembre 2015 à l'Elysée à Paris [ALAIN JOCARD / AFP] Le président François Hollande pendant la 6e conférence de presse du quinquennat le 7 septembre 2015 à l'Elysée à Paris [ALAIN JOCARD / AFP]

Les éditorialistes se montrent mardi déçus et peu convaincus par les annonces "sans souffle" de François Hollande, lors de sa conférence de presse, même s'ils saluent celle concernant l'accueil de 24.000 réfugiés sur deux ans en France.

 

"Voilà un acte symbolique qu’il faut saluer, mieux vaut tard...", écrit Laurent Joffrin de Libération. "Le geste est appréciable. On fait un pas dans la bonne direction", ajoute-t-il.

Pour Bernard Stéphan, dans La Montagne, l'accueil de 24.000 réfugiés "répond à l'appel européen qui est une tradition". Il "accompagne un réveil des consciences", se réjouit François Ernenwein, dans La Croix.

"Un chiffre bien en retrait sur les capacités d’accueil d’un pays comme le nôtre", regrette dans l'Humanité, Patrick Apel-Muller qui résume d'une manière poétique la conférence de presse du chef de l'Etat : "du souffle nous était promis et nous n’eumes qu’un zéphyr".

Le président Francois Hollande lors de sa conférence de presse à l'Elysée le 7 septembre 2015 [Philippe Wojazer / Pool/AFP]
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Le président Francois Hollande lors de sa conférence de presse à l'Elysée le 7 septembre 2015
 

 

Il faut dire que les décisions "laissent une impression d’inachevé: trop tard, trop peu, trop flou", commente Bruno Dive, de Sud Ouest. Michel Urvoy, dans Ouest France, se montre plus virulent. Il a vu une conférence de presse "sans souffle qui ne fera pas date dans l’histoire". "Qui suait l'ennui", estime Philippe Reinhard, de L'Eclair des Pyrénées. "Un catalogue d’intentions louables. Pas de quoi répondre aux préoccupations quotidiennes des Français", assure Bertrand Meinnel, du Courrier Picard.

 

- 'Le grand flou' -

 

Avis partagé par Dominique Garraud de La Charente libre pour qui "aucune des annonces du chef de l’Etat ne peut emporter l’adhésion tant celles-ci sont restées évasives et incertaines".

"Rien de révolutionnaire. Que du gestionnaire", juge aussi Yann Marec, du Midi Libre. "Le grand flou", titre pour sa part Le Parisien. Et Philippe Marcacci, dans l'Est Républicain, d'expliquer qu"au fil du temps, le message en est devenu inaudible. Simplement parce qu’il résiste mal à l’épreuve des faits".

"Bien sûr, il y a eu la promesse d’accueillir 24.000 migrants, pour le reste pas de discours politique nouveau", déplore Nicolas Beytout, dans L'Opinion

"Le chef de l’Etat est loin d’avoir répondu à toutes les questions que se posent les Français", s'inquiète de son côté Laurent Bodin, de l'Alsace.

Hervé Chabaud, de L'Union, a vu "deux François Hollande pour une conférence de presse". Certes, comme l'écrit Laurent Bodin, "c'est en matière de politique étrangère que le président a été le plus à l’aise et le plus clair". Hervé Chabaud l'a jugé en revanche "imprécis dans la gestion des annonces de sa politique intérieure".

"Même approuvé à l’international, un Président, au final, est toujours jugé sur sa politique intérieure", rappelle Michel Urvoy (Ouest France).

 

 

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