Valérie Pécresse : "Sécurité et emploi en priorité"

La candidate des Républicains veut notamment participer à l'équipement des forces de l'ordre. [BERTRAND GUAY / AFP]

Alors que le scrutin est prévu dimanche, Valérie Pécresse fait la course en tête dans les sondages pour les élections régionales.

La candidate des Républicains et députée des Yvelines a notamment mis l’accent sur la sécurité et sur l’emploi ­durant sa campagne, deux défis qu’elle estime prioritaires pour les Franciliens.

Comment abordez-vous cette fin de campagne ?

Il faut rester mobilisé jusqu’à la dernière minute. Les sondages reconnaissent notre engagement, car comme je l’ai dit, je me consacrerai à 100 % à la région si je suis élue, en quittant mon mandat de députée. Il faut être à plein-temps pour renforcer la sécurité, créer de l’emploi et résoudre les problèmes de transports, de logement et d’inégalités. Mon projet est crédible, car il est totalement financé grâce aux 400 millions d’euros d’économies que je propose en ­arrêtant le gaspillage de l’argent public.

Les attentats ont-ils changé la tonalité de ces élections ?

Ces élections sont empreintes d’une grande gravité. Et nous devons aux Franciliens des solutions concrètes. Ma première mesure serait un plan d’urgence pour la sécurité. Il faut réactiver le budget ­sécurité de la région, passé de 44 à 9 millions d’euros en dix ans, participer à l’équipement des forces de l’ordre et aider les salles de concerts, les lycées et les universités à installer des portiques, des clôtures ou de la vidéoprotection.

La hausse du chômage s’est aussi invitée dans la campagne…

On compte actuellement 660 000 chômeurs en Ile-de-France. Pour inverser la courbe, la région doit devenir la plus ­innovante d’Europe, car les nouvelles ­filières industrielles recrutent. Je pense notamment aux véhicules propres et à l'avion du futur, moins polluant et moins bruyant, qui peuvent être réalisés en Ile-de-France. Les PME et TPE franciliennes et les productions locales doivent être prioritaires dans les marchés publics de la région et la Banque publique d’investissement, qui est financée par les fonds de la région, doit les aider en développant le microcrédit. Le problème n'est pas la création d'entreprise mais c'est de les faire grandir.

Vous pointez l'existence de 100 000 emplois vacants. Comment les pourvoir ?

C'est surtout un problème de formation. Je prends l'exemple de la fibre optique, branche dans laquelle il manque 5 000 salariés. Je veux mettre des formations en face des emplois et favoriser l'apprentissage pour les plus de 25 ans.

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