Panthéon : qui est Geneviève de Gaulle-Anthonioz ?

Geneviève de Gaulle-Anthonioz à Paris en 1984. [Philippe Bouchon / AFP]

Le 27 mai, quatre nouvelles personnes feront leur entrée au Panthéon : des figures de la Résistance auxquelles la République veut rendre hommage. Parmi elles, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, résistante française.

 

Figure emblématique de la Résistance française, Geneviève de Gaulle-Anthonioz entrera mercredi 27 mai au Panthéon. La nièce du général de Gaulle  (son père Xavier est le frère aîné de l'homme du 18 juin) y sera honorée aux côtés de trois autres résistants français : Germaine Tillion, Pierre Brossolette et Jean Zay.

Résistante dès juin 1940, à tout juste 20 ans, elle  multiplie les actions de renseignement et d’information en intégrant le groupe du Musée de l’Homme, puis le réseau Défense de la France.

 

Rescapée du camp de Ravensbrück

En 1943, elle est arrêtée par la Gestapo française à la suite d’une trahison. Elle est ensuite déportée au camp de concentration de Ravensbrück en 1944, où elle se lie d’amitié avec d’autres résistantes comme Germaine Tillion. Elle ne sortira du camp qu’à sa libération par l’Armée rouge en avril 1945.

Après la guerre, Geneviève de Gaulle-Anthonioz participe à l’essor du RPF, mouvement politique fondé par son oncle. Elle se lance ensuite dans un combat contre la grande pauvreté, et fera adopter une loi relative à cette lutte en 1998. De 1964 à 1988, elle est présidente du mouvement ATD-Quart Monde.

 

Cercueil vide

Elle meurt en 2002 et est inhumée en Haute-Savoie. Sa dépouille ne sera pas déplacée au Panthéon, conformément à la demande de sa famille qui refuse qu’elle soit séparée de son mari. Le cercueil ne comprendra donc que de la terre provenant de son cimetière.

 

 

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