Qu’est-ce qu’une "sédation profonde" ?

La "sédation profonde" est un endormissement, conduisant à une perte complète de conscience, induite par des médicaments. [Jean-Sébastien Evrard / AFP/Archives]

La "sédation profonde" est la provocation d'une perte complète de conscience, induite par des substances chimiques. Cette pratique devrait être au coeur du rapport Claeys/Leonetti sur la fin de vie, attendu le 12 décembre.

 

En octobre dernier, était rendu public le rapport du CCNE (Comité consultatif national d’éthique) concernant la fin de vie. Parmi les recommandations faites par ce comité, le droit "de pouvoir accéder à une sédation profonde, aboutissant à une perte de conscience, jusqu’au décès" constituait une proposition clé.

Concrètement, la sédation profonde consiste à injecter par perfusion un produit chez le patient, qui bascule alors dans un état d'inconscience profond. Cette anesthésie, se caractérise néanmoins par différents degrés. Elle peut être "brève" ou "profonde". Et in fine conduire au décès dans les cas de sédation longue.

 

Une mesure controversée

Des divergences de point de vue persistent quant à la définition précise du terme. D’un côté, les personnes favorables à une sédation "qui accompagne la personne jusque dans sa mort en soulageant sa douleur et sa souffrance, le décès survenant après un certain temps, indéterminé", de l’autre "une sédation qui accélère intentionnellement la venue de la mort, à la demande de la personne".

Les opposants à l’euthanasie voient la sédation profonde comme une euthanasie masquée, et la contestent formellement.  "La sédation terminale est une forme d’euthanasie car il s’agit d’un moyen de provoquer délibérément la mort, quel que soit le moyen employé. Les deux critères qui définissent l’euthanasie sont en effet l’intention de provoquer la mort et ce résultat", indique t-on chez Alliance Vita, en pointe dans le combat contre l'euthanasie.

 

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