Bientôt un capteur capable de surveiller le cancer en temps réel

Des chercheurs du prestigieux MIT (Massachusetts Insitute of Technology - à l'image -) de Boston ont mis au point un capteur sans fil d’à peine 2 millimètres pouvant renseigner les médecins en temps réel sur la nature et l’évolution d'une tumeur. Photo d'illustration [Allan Watt / CC]

Des chercheurs américains sont parvenus à mettre au point un capteur sans-fil ultra-miniaturisé qui, une fois implanté dans une tumeur, permet de renseigner les médecins au plus tôt sur sa nature et son évolution. 

 

Ce mini-capteur novateur pourrait bien révolutionner l’approche des médecins et oncologues face au cancer.

Créé par une équipe de chercheurs de l’Institut Koch for Integrative Cancer Research du célèbre MIT (Massachusetts Institute of Technology) de Boston, ce capteur sans fil d’à peine 2 millimètres, une fois implanté dans une tumeur, permettrait de renseigner les médecins en temps réel sur la nature et l’évolution de celle-ci chez leurs patients.

Les travaux des chercheurs ont été publiés fin juillet par la revue scientifique "Lab-on-a-chip" (littéralement  "laboratoire sur puce"), une publication spécialisée dans le domaine de la miniaturisation et des nanotechnologies appliquées à la science et à la médecine,  et  viennent d’être repris par la presse ces derniers jours.

 

Le cancer du poumon, point de départ des chercheurs

Les scientifiques ont travaillé à l’élaboration du mini-capteur dans l’espoir de détecter le plus précocement possible le cancer du poumon, qui est la principale cause de décès par cancer aux Etats-Unis. Jusqu’à présent, les procédures de diagnostic classiques pour ce type de cancer nécessitent une biopsie invasive à partir du moment où la tumeur dépasse les 3 centimètres de diamètre.

Le mini capteur du MIT peut, d’après ses concepteurs, détecter le cancer du poumon beaucoup plus tôt, retardant de fait l’évolution de la maladie puisque celle-ci est prise en charge beaucoup plus précocement. "Nous voulions mettre au point un dispositif qui enverrait rapidement un signal chimique donnant des informations sur ce qui se passe dans la tumeur", explique le professeur Michael Cima qui a dirigé les travaux.

Après de premiers tests concluants sur des souris, le chercheur et son équipe espèrent que leur innovation pourra, à terme, être déclinée aux autres formes de cancer.

 

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