Le phénomène implant party arrive à Paris

Après Londres et Miami notamment, Paris a accueilli sa première Implant party samedi dernier. Après Londres et Miami notamment, Paris a accueilli sa première Implant party samedi dernier.[© Dan Taylor/Futur en Seine]

C’est une soirée où l’homme de demain est déjà une réalité. Après Stockholm, Copenhague, Miami ou Londres, Paris a accueilli samedi dernier sa première implant party dans le cadre de l’opération Futur en Seine à La Gaîté Lyrique.

 

Un événement qui invitait à se faire insérer une puce électronique sous la peau, généralement dans la main ou l’avant-bras. L’objectif ? Permettre à son porteur de déverrouiller son smartphone, d’ouvrir une porte, d’allumer un ordinateur… d’un simple geste de la main grâce à la technologie NFC.

Comme le piercing, l’opération doit être réalisée par un professionnel dans un environnement stérilisé. Après une anesthésie locale, ces biohackers, comme on les surnomme, reçoivent un implant gros comme un grain de riz protégé par une couche de verre, entourée de plastique (lire : "Implant Party : la pose de la puce est-elle douloureuse ?"). Une fois l’opération terminée – facturée tout de même 200 euros – l’objet est imperceptible et ne gêne en rien son porteur. L’implant, qui fonctionne sans batterie, s’utilise alors comme une carte magnétique à laquelle on assigne une tâche.

 

Un mouvement né en Suède

Les implant parties suivent le mouvement initié en Suède par l’association à but non lucratif Bionyfiken. A sa tête, Hannes Sjöblad défend le transhumanisme, visant à marier de façon bio­logique l’homme à la technologie. «J’aime l’idée d’être optimisé et ce type d’implants va se développer à l’avenir avec de nouveaux services qui l’accompagneront dont la limite sera notre imagination», explique-t-il. Pour l’heure, près de 5 000 personnes dans le monde auraient un implant de ce type.

 

 

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