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Fermeture de plages en raison de cyanobactéries : que sont ces organismes et quels risques en cas de contact avec la peau ?

Dans certains cas, l'«efflorescence» de cyanobactéries change la couleur, voire l'odeur de l'eau. [Adobe stock/Ilhan Balta]

Les cyanobactéries, qui prolifèrent principalement en été, ont entraîné la fermeture de plusieurs lieux de baignade. Le contact de ces micro-organismes avec la peau peut être nocif. Voici ce qu'il faut savoir.

En Gironde, en Dordogne ou encore dans les Landes, plusieurs lacs et plages ont été fermés à la baignade. Les responsables ? Les cyanobactéries, ces micro-organismes qui peuvent proliférer dans l'eau et être nocifs pour les baigneurs quand ils sont présents en grand nombre.

D'après l'Anses, les cyanobactéries se développent essentiellement en été et leur multiplication est la conséquence «d'un apport en nutriments trop important dans les lacs et les rivières». Lorsque les conditions leur sont favorables, elles peuvent proliférer «de manière massive et rapide, parfois en quelques jours seulement». Dans certains cas, cette «efflorescence» change la couleur, voire l'odeur de l'eau.

En France, ces micro-organismes abondent entre le mois de mai et d'octobre. Malheureusement, certains d'entre eux produisent des toxines appelées cyanotoxines. Leur contact direct avec la peau, lors de la baignade ou d'activités nautiques, peut présenter des risques.

Des symptômes gastro-intestinaux

Généralement, une telle exposition entraîne «des symptômes gastro-intestinaux, des états fébriles et des irritations cutanées». À noter que l'ingestion ou l'inhalation de cyanobactéries peut être plus sérieuse encore, avec un risque de toxicité hépatique et de neurotoxicité (tremblement, fourmillement, paralysie...).

«Les délais d’apparition des symptômes varient de quelques minutes, voire quelques heures pour les symptômes cutanés et les troubles neurologiques, à plusieurs heures pour les toxines hépatiques», précise l'Anses.

À ce jour, aucun cas mortel d'intoxication humaine lié aux cyanobactéries n'a été enregistré en France, mais depuis 2005, des épisodes de mortalité de chiens sont régulièrement attribués à ces micro-organismes. Leur prolifération a également des effets délétères sur les écosystèmes, puisque des densités importantes de cyanobactéries conduisent à «une désoxygénation de l’eau, entraînant une mortalité massive de poissons et d’invertébrés».

Pour se développer, ces bactéries ont besoin de concentrations élevées en phosphore et en azote dont les sources sont multiples : «effluents d’élevage, compost, boues de station de traitement des eaux usées, engrais épandus sur les sols, rejets d’eaux usées insuffisamment traités, lessivage des sols lors d’épisodes pluvieux importants». La réduction de ces apports dans les eaux de surface est la seule façon durable de prévenir la prolifération de ces micro-organismes.

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