La maladie de Parkinson est l’une des pathologies neurodégénératives les plus fréquentes en France et toucherait près de 200.000 personnes dans l'Hexagone. En cette journée mondiale de la maladie de Parkinson, CNEWS vous dévoile les profils à risque.
Une maladie qui n'atteint pas uniquement les personnes âgées. Ce samedi 11 avril marque la Journée mondiale de la maladie de Parkinson. L’occasion pour CNews de revenir sur cette pathologie qui, après Alzheimer, est la deuxième maladie neurodégénérative la plus répandue, et la deuxième cause de handicap moteur chez l’adulte, après les accidents vasculaires cérébraux.
En témoigne les chiffres de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) qui, en février 2022, comptait 272.500 malades en France, et rapportait que 25.000 nouveaux cas se déclaraient chaque année.
Pour rappel, Parkinson est une affection chronique, lentement évolutive, définie par la présence de symptômes moteurs tels que la lenteur et la difficulté de mouvement, la rigidité musculaire, des troubles de l’équilibre ou encore des désordres cognitifs et du comportement. La maladie est diagnostiquée si la présence de deux des trois comportements majeurs est remarquée : la lenteur à initier les mouvements, une raideur musculaire spécifique et le tremblement au repos.
Les hommes sont plus touchés mais la maladie progresse plus rapidement chez les femmes
Si les causes précises de ce trouble neurodégénératif restent inconnues, certains facteurs peuvent prédisposer à la maladie de Parkinson. En général, les personnes les plus touchées sont assez âgées. Selon l'Institut Pasteur, la fréquence de la pathologie augmente dans les tranches d’âge plus élevées, avec un pic se situant autour de 70 ans.
Bien que les symptômes se manifestent rarement avant l’âge de 45 ans, ils peuvent tout de même apparaître assez tôt. Comme cela a été le cas de l'acteur Michael J. Fox, atteint de la maladie depuis l'âge de 29 ans.
Le risque de handicap diffère également en fonction du genre. En effet, les hommes sont 1,5 fois plus touchés que les femmes par la maladie de Parkinson. En revanche, la progression de la pathologie est plus rapide chez ces dernières.
Le journal de neurologie Brain publiait en novembre 2022 que l’âge des premières menstruations, le nombre de grossesses, le type de ménopause et les molécules administrées pour améliorer la fertilité sont associés à un risque plus élevé de la survenue des premiers troubles.
La question du contexte environnemental pourrait en être la cause
Il est tout de même difficile de pointer du doigt des facteurs menaçants ou des profils à risque bien spécifiques. Le développement de la maladie peut dépendre en fonction de la génétique, de l’environnement quotidien ou du vieillissement d’un individu. Tous ces critères interagissent ensemble et peuvent provoquer la perte des neurones relatifs à l'action de la dopamine.
Avec l'avancée de la recherche, les médecins se préoccupent de plus en plus des facteurs environnementaux des patients. Ont-ils été exposés à des habitats en milieu industriel, là où la présence prolongée à des solvants organiques, des métaux lourds tels que le mercure, le plomb, le cadmium a largement été remarquée ?
Ont-ils vécu en milieu rural ? Si c’est le cas, ils ont pu être exposés aux pesticides organochlorés ou consommer de l’eau de puits. Car un agriculteur qui manipule des produits chimiques dans sa profession voit son risque de développer la «paralysie agitante» nettement augmenter.