Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Vous êtes allergique aux chats ? Voici ce que les médecins vous conseillent

L’allergie aux chats est deux fois plus fréquente que celle aux chiens. [Adobe Stock/master1305]

Véritable fléau, l’allergie aux chats touche de nombreuses personnes. Chat hypoallergéniques, antihistaminiques, immunothérapie… Il existe de nombreuses solutions pour diminuer les symptômes allergiques. Seulement, toutes ne sont pas efficaces.

Nez qui coule, troubles respiratoires, éruptions cutanées, yeux rouges qui démangent… Caresser un chat n’est pas sans danger pour qui souffre d’allergie à ces adorables boules de poils. Ils sont nombreux à présenter cette affection, l’allergie aux chats étant deux fois plus fréquente que celle aux chiens.

Contrairement à un lieu commun tenace, ce ne sont pas les poils de chat qui sont à blâmer. La véritable responsable est une protéine allergène, nommée Fel d 1, présente dans le microbiome félin. Lorsque les chats se lèchent, ils imprègnent leur pelage de cette protéine. Les poils et pellicules deviennent alors les réceptacles de ce puissant allergène. 

Même les ménagers les plus adeptes du nettoyage ne peuvent lutter contre la présence de ces squames qui se déposent sur les surfaces ou, parfois même, flottent dans l’air. Face à ce fléau, beaucoup ont renoncé à adopter un chat, d’autres encore les évitent comme la peste. Il existe pourtant plusieurs moyens de diminuer les symptômes allergiques. Les voici.

Bien choisir son chat

En premier lieu, il est nécessaire de choisir avec soin la race de son chat. Certaines d’entre elles présentent des particularités génétiques qui peuvent réduire la propagation des sécrétions salivaires. C’est notamment le cas du Bleu Russe ou du Sphynx. 

Seulement, chaque chat est unique et sécrète la protéine Fel d 1 en quantité variable. Ainsi, même au sein d'une même race, deux chats «peuvent provoquer des symptômes différents et d'intensité variable», comme le souligne l'allergologue Farah Khan, porte-parole de l'American College of Allergy, Asthma and Immunology, citée par The Guardian.

Plusieurs générations d’antihistaminiques

Les antihistaminiques apparaissent également comme une solution évidente. Il s’avère toutefois que tous ne se valent pas. Les antihistaminiques de première génération, à base de diphenhydramine, ne convainquent guère les allergologues. Ceux-ci présentent en effet de nombreux effets secondaires, tels que la somnolence ou des vertiges. 

Les antihistaminiques de deuxième génération sont à privilégier. Parmi eux, on retrouve les noms connus de Claritin, Zyrtec ou encore Allegra. Ceux-ci présentent généralement moins d’effets secondaires, agissent plus rapidement et possèdent une durée d’action plus longue. 

Il existe également des antihistaminiques de deuxième génération sur ordonnance, lesquels sont particulièrement efficace pour lutter contre la rhinite allergique. Bien connu des personnes allergiques, ce trouble entraîne un écoulement nasal particulièrement gênant. 

Des résultats parfois imprévisibles

Autre solution notable : l'immunothérapie allergénique. Il s’agit d’un traitement de longue durée qui nécessite un engagement important. S’il peut aider certaines personnes à se débarrasser définitivement de leurs allergies, les résultats peuvent toutefois varier en fonction des individus. 

«Le temps guérit tout», dit le proverbe. Ce n’est pas toujours vrai dans le cadre des allergies. L’exposition aux animaux dès le plus jeune âge peut en effet renforcer le système immunitaire. Celui-ci «apprend à tolérer les animaux au lieu de les identifier comme potentiellement allergènes», explique ainsi l'allergologue Farah Khan.

Dans les faits, il est possible qu'une exposition régulière aux allergènes de chat induise la production d'anticorps anti-inflammatoires et atténue, en conséquence, les réactions allergiques. Seulement, ce n’est pas automatique, dame nature étant imprévisible. «Cela dépend de votre patrimoine génétique», souligne Farah Khan.

Des aliments qui réduisent les allergènes

Face à la détresse des personnes allergiques, des industriels de la nutrition animale ont mis au point de la nourriture pour chat prétendant réduire les allergènes. C’est notamment le cas de Purina ou encore Pacagen. Evan Zhao, le fondateur de Pacagen, affirme ainsi que ses produits contiennent un additif alimentaire capable de neutraliser la fameuse protéine allergène Fel d 1. 

Si l'allergologue Farah Khan souligne que les recherches sur les aliments hypoallergéniques sont «inégales», elle ne les déconseille pas. Outre les aliments, des sprays et des lingettes hypoallergéniques sont disponibles sur le marché pour les plus obsessionnels de la propreté. Il est toutefois difficile de prouver leur efficacité.

Existe-t-il donc une solution efficace pour éliminer définitivement les allergènes de la maison ? Selon Farah Khan, le moyen le plus efficace pour réduire les risques consiste à empêcher l’animal d’entrer dans la chambre à coucher. Pas de solution miracle, un lavage régulier des mains et un passage régulier de l’aspirateur sont indispensables pour éviter les crises d’allergie. 
 

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités