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Les jours sur Terre s’allongent et une étude révèle pourquoi cela est préoccupant

L'allongement des journées participe à la fonte des glaciers et augmente le niveau de l'eau progressivement. [Adobe Stock / Kittiphat]

Des chercheurs suisses ont découvert qu’une journée ne durait pas réellement 24 heures. Chaque siècle, les journées prennent en réalité 1,3 milliseconde. Une durée qui semble insignifiante, mais qui a des conséquences sur l’environnement. 

Et si une heure ne contenait pas 60 minutes comme on nous l’avait appris à l’école ? Une étude suisse s’est penchée sur la question et a largement démystifié cette idée que le temps était parfaitement réglé comme une pendule. Avec le réchauffement climatique, l’horloge du temps se dérègle au fur et à mesure si bien que les jours s’allongent imperceptiblement. 

Les scientifiques de l’École Polytechnique fédérale de Zurich ont tenté de décortiquer la durée moyenne d’une journée et ils se sont rendu compte que cette dernière variait au fil des siècles. En moyenne, une journée type gagnerait 1,33 milliseconde par siècle. Et ce, depuis près de 3,6 millions d’années.

L’étude, publiée en mars dans le Journal of Geophysical Research: Solid Earth, a révélé que la durée d’une journée était variable selon plusieurs facteurs. L’attraction gravitationnelle de la Lune ou encore les conditions atmosphériques peuvent largement influencer la durée d’une journée. Mais en réalité, le dérèglement climatique participerait grandement à cet allongement. 

Comment cette milliseconde peut-elle nous impacter ? 

Si cette milliseconde semble insignifiante à première vue, elle peut avoir un impact conséquent dans plusieurs domaines. Notamment dans celui de la navigation spatiale de précision, a indiqué Benedikt Soja, auteur de l’étude. Cet allongement du temps quotidien serait la conséquence de l'accélération de la fonte des glaces, et donc de la montée des eaux, qui aurait alors une influence sur la rotation terrestre.

Mostafa Kiani Shahvandi, géo scientifique à l'Université de Vienne et co-auteur de l’étude, explique que ce phénomène est lié à une «redistribution de masse» qui se déplace vers le noyau terrestre. Toutefois, si le rythme actuel semble particulièrement prononcé, les chercheurs ont affirmé que cela reste une exception et que rien ne laisse présager une future augmentation dans les siècles à venir.   

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