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Des scientifiques résolvent le mystère de «l’œuf d’or» découvert à 3.000 mètres de profondeur dans le golfe d’Alaska

Les scientifiques rappellent que les océans profonds constituent l’un des derniers territoires inexplorés de la planète. [NOAA Fisheries]

À plus de 3.000 mètres sous la surface du Pacifique, là où la lumière du jour ne pénètre jamais, une étrange découverte avait plongé la communauté scientifique dans l’incertitude. Le mystère de «l’œuf d’or» est désormais résolu. 

Surnommé «l’œuf d’or», cet objet mystérieux, à la surface lisse et à la teinte métallique, défiait toute classification connue depuis sa découverte en 2023. Aujourd’hui, après plusieurs années d’analyses, les chercheurs affirment dans un rapport publié le 22 avril sur le site de l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA), avoir percé le secret de cette énigme des profondeurs. 

Tout commence le 30 août 2023, lors d’une mission d’exploration menée par l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) dans le golfe d’Alaska. À l’aide d’un robot sous-marin, les scientifiques observent un étrange dôme doré d’une dizaine de centimètres, fixé à une roche, à environ 3.300 mètres de profondeur. 

Une découverte dans l’obscurité totale 

Rapidement, les hypothèses fusent : coquille d’un œuf appartenant à une espèce inconnue, éponge marine atypique, voire organisme totalement inédit. L’objet présente une petite ouverture et une texture inhabituelle, renforçant l’idée qu’il pourrait être lié à une forme de vie encore non identifiée. 

Malgré des analyses préliminaires, une certitude émerge : l’«œuf d’or» est bien d’origine biologique. Mais son identité exacte demeure insaisissable, alimentant spéculations et fascination dans le monde entier. 

Face à ce mystère, l’échantillon est remonté à la surface et confié à plusieurs équipes de recherche. Pourtant, les premières analyses se révèlent déconcertantes : l’objet ne correspond à aucune structure biologique connue. Sa composition, perturbée par la présence de nombreux micro-organismes, complique les tests ADN. 

Trois ans d’enquête scientifique 

Il faudra attendre près de trois ans et des techniques de séquençage génétique avancées pour obtenir une réponse fiable. Les chercheurs parviennent finalement à isoler des fragments d’ADN exploitables, permettant une identification inattendue. 

Contrairement aux spéculations, l’«œuf d’or» ne provient ni d’une espèce inconnue ni d’un phénomène extraterrestre. Il s’agit en réalité d’un amas de cellules mortes issu d’une anémone de mer géante appelée Relicanthus daphneae révèle la NOAA.

Cette espèce, déjà connue mais encore peu étudiée, vit dans les profondeurs extrêmes et peut atteindre une taille bien supérieure à celle des anémones classiques. Lorsqu’elle se fixe à un support rocheux, elle peut laisser derrière elle des dépôts cellulaires qui, dans certaines conditions, prennent cette forme sphérique et cette coloration dorée intrigante. 

Une énigme résolue et de nouvelles questions 

Si le mystère de l’«œuf d’or» est désormais levé, cette découverte souligne à quel point les abysses restent méconnus. Les scientifiques rappellent que les océans profonds constituent l’un des derniers territoires inexplorés de la planète. «Nous en savons encore très peu sur notre propre monde», résumait déjà un responsable de l’expédition au moment de la découverte. 

Loin de clore le chapitre, cette affaire relance l’intérêt pour la biodiversité des grands fonds. Chaque expédition pourrait révéler de nouvelles formes de vie ou, comme dans ce cas précis, transformer un mystère en une réalité biologique.

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