Kalidou Sow, égérie de PokerStars : «Mon parcours atypique prouve que rien n'est impossible»

Kalidou Sow est l’une des références du poker français. Kalidou Sow est l’une des références du poker français.[PokerStars]

Kalidou Sow ou désormais monsieur l’«ambassadeur». Depuis trois mois, le joueur français, rencontré sur l’événement «En route pour l’EPT Barcelone» à Gujan-Mestras, est devenu l’égérie de PokerStars. Une nouvelle étape dans une carrière déjà très riche.

Qu’est-ce que cela change d’être sponsorisé ?

Personnellement, je le prends comme un accomplissement, mais ce n’est pas une fin en soi. C’est quelque chose d’extraordinaire. Tout joueur de poker rêve d’être un jour sponsorisé. Je m’habitue tout doucement à ma nouvelle vie. A la table, le regard des autres joueurs a changé. Il y a cette volonté de vouloir battre le joueur pro. Je dois l’assimiler. En dehors, je suis beaucoup plus sollicité. Mais ce n’est que du plaisir et du bonheur.

Surtout que PokerStars fait partie des plus grandes teams…

Pour moi, c’est le must. Si je devais faire une comparaison avec le football, je dirais que PokerStars, c’est le Real Madrid. C’est ce qu’il se fait de mieux avec les meilleurs joueurs. C’est d’autant plus gratifiant pour moi. Surtout qu’il y a de moins en moins de places et qu’elles sont de plus en plus chères. J'en prends la mesure et j’apprécie pleinement ce que je vis.

Qu’avez-vous ressenti au moment d’intégrer la team ?

De la fierté, car j’ai un parcours atypique. A la base, je suis un joueur amateur et je n’avais pas pour habitude de jouer sur internet. Beaucoup de personnes peuvent s’identifier à moi. Mon parcours prouve que rien n’est impossible dans la vie et peut susciter des vocations. Il suffit d’y croire et se donner les moyens d’y arriver.

Ce contrat est-il un aboutissement ?

Non, car je suis quelqu’un avec beaucoup d’ambitions. Je dis souvent que j’ai les dents très longues. Je ne suis jamais rassasié et c’est l’un de mes défauts. Mais j’ai des objectifs très élevés et je veux me donner les moyens de les atteindre. Finalement, c’est juste le début d’une nouvelle et longue aventure. Et il me reste encore beaucoup de travail.

Dans quels domaines ?

Dans tous les domaines. J’ai encore une énorme marge de progression. Je suis sûr de mes qualités, mais je ne suis pas à dire que je suis le meilleur. Je suis perfectible et je continue de travailler pour devenir encore meilleur. Même si je dois avant tout rester moi-même et ne pas dénaturer mon jeu.

Quel est votre rôle en tant qu’ambassadeur ?

Je suis un peu devenu l’un des ambassadeurs du poker en France avec le but de relancer la pratique du poker dans l’Hexagone qui a un gros potentiel et un gros vivier. Les championnats du monde à Las Vegas ont prouvé que le poker français se porte à merveille avec trois bracelets de champion du monde. Il y a encore quelques années, les joueurs français étaient présentés comme les «fishs», mais la tendance s’est considérablement inversée. La nouvelle génération, dont je fais partie, tire le poker français vers le haut. Elle est davantage décomplexée.

Comment voyez-vous son avenir ?

J’espère qu'il sera rayonnant. Pourquoi pas devenir la référence et prendre le pouvoir à travers le monde. Il y a énormément de raisons d’y croire.

Et sur le plan personnel, quels sont vos prochains objectifs ?

Il y a l’EPT Barcelone dans un mois. J’ai très envie de réaliser une performance là-bas et d’en remporter un deuxième EPT après celui de Prague en 2017. C’est une des étapes que j’affectionne particulièrement. J’ai aussi envie de remporter ma première avec PokerStars. Je l’attends avec impatience et j’espère qu’elle va arriver très vite. Ça serait un juste des choses par rapport à la confiance qu’il m’a été accordée.

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