Coupe du monde de rugby : qui sont les favoris de la compétition ?

Sud-africains (en haut) et Néo-zélandais, qui se rencontreront une première fois en poules, pourraient bien se retrouver en finale du Mondial. Sud-africains (en haut) et Néo-zélandais, qui se rencontreront une première fois en poules, pourraient bien se retrouver en finale du Mondial. [Marty Melville / AFP]

La Coupe du monde de rugby débute le 20 septembre au Japon. En attendant les premiers plaquages et les grandes envolées, un point sur les favoris au titre suprême.

Nouvelle-Zélande

Même s’ils sont apparus inquiétants lors du dernier Rugby championship, avec une troisième place et une large défaite face à l’Australie (47-26), impossible de ne pas faire de la Nouvelle-Zélande le favori de cette coupe du monde. Déjà, parce que les All Blacks ont remis les choses dans l'ordre lors de la revanche contre les Wallabies (36-0). Ensuite, parce qu'ils sont les doubles tenants en titre. Enfin, parce qu’ils sont une machine à gagner.

 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Kapa o Pango. #NZLvAUS #BACKBLACK

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Aucune équipe ne peut afficher autant de talents sur chaque ligne. Cette somme d'individualités, qui s'accorde en plus parfaitement dans un système de jeu, permet aux Blacks de répondre aux situations les plus compliquées. Leur capacité à proposer un rugby ayant toujours une longueur d’avance laisse également penser qu’ils sauront encore surprendre leurs adversaires lors de la compétition. Et puis, pour les superstitieux, il est bon de rappeler qu'ils avaient perdu le Rugby championship juste avant leurs deux derniers titres mondiaux…

Afrique du Sud

On la sentait monter en puissance depuis l’été dernier, et sa victoire en Nouvelle-Zélande (36-34, le 15 septembre 2018). Depuis, l’Afrique du Sud a confirmé qu’elle était un très, très sérieux prétendant à la victoire finale pour ce Mondial. Les Springboks ont en effet remporté le Rugby championship cet été, en dominant largement l’Australie et l’Argentine (35-17, 46-13) et en faisant match nul en Nouvelle-Zélande (16-16).

 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

2019 Champions. #StrongerTogether

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Leur force physique, ajoutée aux qualités techniques et de vitesse de certaines individualités (Mapimpi, Kolbe) en font une équipe pouvant enfin sortir de son schéma de destruction, pour faire parler d’autres armes. On se souvient qu’en 20007, lors de leur dernier sacre mondial, les Sud Afs avaient également pu miser sur l’équilibre puissance/vitesse (notamment grâce à leur ailier Bryan Habana). Il se pourrait bien que les Boks refassent le coup cette année.

angleterre

Difficile de savoir quel visage afficheront les Anglais lors du Mondial, entre l'équipe capable de pulvériser l'Irlande 57-15 (samedi 24 août) et la France 44-8 (lors du Tournoi des 6 nations), ou celle apathique de la défaite au Pays de Galles (13-6, le 17 août). S'il s'agit de la première, alors le XV de la Rose se positionnera comme un sérieux prétendant au titre.

 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Ultra motivés, après une Coupe du monde 2015 à domicile catastrophique (élimination en poules), les Anglais se sont construits une équipe solide et organisée, sûre de sa force (ce qui en fait aussi son point faible lorsqu'elle est chahutée physiquement). Avec sa star Farrell en meneur, son paquet d'avants destructeur (Itoje, Vunipola, Kruis, Cole) et une ligne de trois-quarts qui rend jaloux (Tuilagi, May, Daly, Slade, Cokanasiga), l'Angleterre est armée pour voir loin et faire mal.

Pays de Galles

Même s'il a perdu sa place de numéro un au classement mondial juste avant le début de la compétition, au détriment de l'Irlande, le XV du Poireau a obligatoirement sa place parmi les favoris. D'autant que les Gallois sortent d'un Tounoi des 6 nations victorieux, grand chelem à la clé (cinq victoires en cinq matchs). Ils seront cependant orphelins de leur talentueux ouvreur et stratège Gareth Anscombe (ligaments croisés), qui les a menés à la suprématie européenne cet hiver. Si cela ne remet pas tout en cause, il s’agit néanmoins d’un coup dur, d’autant qu’il s’ajoute à l’absence d’un autre joueur important de la sélection, l'expérimenté numéro huit Toby Faletau (clavicule).

Si le Pays de Galles n'est jamais la formation la plus sexy d'une compétition, si certains estiment que l'Angleterre lui sera supérieur, force est de constater qu'en ce moment, ses arguments sont solides pour viser un sacre mondial. Durant les douze derniers mois, son bilan affiche 90% de victoires. Une culture de la gagne bâtie sur un groupe qui ne compte aucune star, mais dont la quasi totalité des sélections mondiales aimeraient bénéficier (Alun Wyn Jones, Liam Williams, George North, Justin Tipuric, Ken Owens...).

Les outsiders

Première nation mondiale au moment où la compétition débutera, l'Irlande est pourtant moins reluisante cette saison que lors des précédentes (deux revers lors des 6 nations, lourde défaite face à l'Angleterre en préparation). Elles conservent néanmoins de solides arguments pour voir loin. Les Irlandais sont des métronomes et proposent un jeu maîtrisé sur le bout des doigts, grâce à une conquête excellente, une occupation au pied ultra efficace et un chef d’orchestre hors pair, en la personne de Jonathan Sexton, nommé meilleur joueur du monde cette saison. Il leur faudra cependant se sortir d'un tableau compliqué, où ils croiseront la route de la Nouvelle-Zélande ou de l'Afrique du Sud en quarts de finale (en fonction des résultats en poules et si la logique y est respectée).

Affichant des résultats en dents de scie depuis plusieurs années, l’Australie s’est rappelée au bon souvenir des amateurs de rugby en battant la Nouvelle-Zélande lors du dernier Rugby championship. Peut-être pas de quoi faire des Wallabies un favori au sacre mondial, mais au moins avertir qu'elle possède toujours des joueurs de classe (Hooper, Pocock, Beale, Lealiifano).

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