Déplacements en Ligue 1 : le gouvernement souhaite limiter le nombre d'interdictions lors des matchs à risques

Dimanche au Pars des Princes, les supporters de l'OM étaient interdits de déplacement. [Icon Sport]

C’est un premier pas très important. Le gouvernement a annoncé lundi qu’il tenterait de mieux anticiper l’organisation de matchs de football jugés sensibles et régulièrement assortis de restrictions ou interdictions de déplacements de supporters des équipes visiteuses.

Cette question cristallise la colère des associations de supporters, qui reprochent aux autorités l’augmentation des arrêtés préfectoraux interdisant ou restreignant les déplacements des fans, et leur publication tardive - parfois la veille du match voire le jour même - au journal officiel.

«ne pas tomber dans la banalisation»

En réponse aux interrogations, Laurent Nunez, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur, a annoncé lundi qu’une circulaire serait remise aux préfets «dans les semaines qui viennent» pour leur rappeler notamment de «ne pas tomber dans la banalisation» des interdictions de déplacement.

«Il faut discuter (d’une éventuelle interdiction ou restriction) au cas par cas et le plus en amont possible (...) en présence de l'ensemble des parties, y compris celle du club visiteur», a-t-il précisé à l’issue d'une réunion de l’Instance nationale du supportérisme (INS), qui met tous les acteurs (Ligue, Fédération, supporters, clubs...) autour d’une table présidée par la ministre des Sports Roxana Maracineanu.

Le secrétaire d'Etat a indiqué avoir exigé que pour «chaque match jugé sensible», «les réunions de préparation se tiennent au minimum trois semaines avant la rencontre pour échanger sur les conditions d'un éventuel déplacement», affirmant espérer des échanges «collectifs et responsables pour éviter d'en arriver à la solution extrême de l'interdiction de déplacement.»

On reste prudent, il faut voir comment cela se traduira dans la pratiqueKilian Valentin, représentant de l'ANS

La présidente de la Ligue de football professionnel Nathalie Boy de la Tour a salué des «déclarations fortes qui aideront nos supporters à se déplacer plus facilement», tandis que l’Association nationale des supporters (ANS) a évoqué «une petite avancée», par la voix de son représentant Kilian Valentin. «On reste prudent, il faut voir comment cela se traduira dans la pratique. Si cela aboutit à une situation avec de moins en moins d'arrêtés, on sera les premiers ravis», a-t-il analysé.

Depuis le début de saison, une trentaine de rencontres (L1 et L2) a été concernée par ce type de mesure. La dernière en date, dimanche soir, interdisait aux supporters marseillais de se rendre à Paris pour PSG-OM.

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