Aminat Idrees, une championne de taekwondo nigériane, a remporté une compétition au Bénin, il y a quelques jours, alors qu’elle était enceinte de huit mois.
Agée de 26 ans, elle a en effet décroché la médaille d’or dans un Festival national. Évidemment, il ne s’agit pas de compétitions avec combat mais des épreuves sans contact que la championne est parvenue à réaliser.
Dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux, Aminat Idrees effectue différentes techniques de combat. Ce qui lui a d’ailleurs permis de remporter d’autres breloques dans cette catégorie de Taekwondo nommée «Poomsae».
....alongside her male counterpart, Arowora Roqeeb.
— National Sports Festival 2020 (@nsf_edo) April 5, 2021
This is Team Lagos’ first gold at Edo 2020.
She also won Silver in the female team Poomsae category and an individual bronze in the same category making her one of the leading medalists at the festival. pic.twitter.com/j3EiAXSIlF
Si son état pouvait inquiéter, la taekwondoïste a confié qu’elle «sentait qu'il n'y avait pas beaucoup de risques liés à sa participation au tournoi, a-t-elle expliqué à CNN. Mon docteur et les organisateurs m'ont déclarée apte à participer aux épreuves sans contact. C'est un tel privilège pour moi, a-t-elle avoué. J'ai juste décidé de faire un essai après m'être entraîné à quelques reprises ... Ça fait vraiment du bien.»
Plusieurs personnes l’ont critiqué sur les réseaux sociaux, mais Aminat Idrees a également reçu de nombreux messages de félicitations.
«Beaucoup de gens ne comprennent pas ce qu'est réellement le Taekwondo, a expliqué la championne. (…) Le Taekwondo a deux branches : le sport de combat et Poomsae - qui est une forme d'exercice ... les techniques de la main et des jambes au Taekwondo. J'ai participé à l'événement Poomsae.»
Dans un communiqué, le président du comité d’organisation du Festival en question a déclaré qu’Idrees a bien été autorisée à participer après un examen médical. D’ailleurs, quelques jours après la compétition, la future maman se sent toujours bien même si elle va désormais attendre d’accoucher avant de reprendre le chemin des tatamis.