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NBA : voici pourquoi Joel Embiid ne sera sans doute pas MVP cette saison

Joel Embiid préfère participer aux playoffs qu'obtenir le trophée de MVP. [© Reuters]

La nouvelle convention collective en vigueur en NBA impose désormais des conditions strictes pour l'attribution des récompenses individuelles de fin de saison. Joel Embiid, favori dans la course au titre de MVP, pourrait ainsi voir le trophée lui passer sous le nez.

Des effets indésirables. La saison NBA est à peine à mi-parcours que, déjà, les conditions strictes imposées par la nouvelle convention collective sur l’éligibilité des joueurs aux récompenses de fin d’année se font sentir. Entrée en vigueur cette année, celle-ci oblige les joueurs à disputer un minimum de 65 matches – à quelques rares exceptions près, comme une blessure mettant un terme à la saison d’un joueur – avec au moins 20 minutes passées sur le terrain (il existe une exception pour deux matches entre 15 et 20 minutes de jeu), pour pouvoir prétendre aux trophées de MVP (meilleur joueur de l'année), de Meilleur défenseur de l’année, de Meilleure progression de l’année, ainsi que pour les sélections dans les All-NBA Teams (15 joueurs chaque année) et les All-Defensive Teams (15 joueurs également).

Blessé au genou face aux Warriors la nuit dernière, Joel Embiid, qui réalise une saison historique et jusqu'alors immense favori à sa propre succession pour le titre de MVP, a déjà manqué 12 rencontres cette saison. Ce qui veut dire que le pivot des Sixers de Philadelphie ne peut manquer que cinq des 36 matches restants de son équipe pour rester éligible. La journaliste du site américain ESPN, Ramona Shelburne, a déjà prévenu que cette blessure au genou de Joel Embiid devrait être un problème récurrent jusqu’à la fin de la saison. Obligeant ainsi les Sixers, et le joueur, à faire un choix entre un deuxième trophée de MVP, ou une participation aux playoffs dans le meilleur état de forme possible grâce à du repos.

«L’objectif est d’être prêt pour les playoffs», avait-il prévenu au début du mois de janvier sur la question de son éligibilité. «Si je ne suis pas en mesure de répondre aux critères des 65 matches… tant que je peux être dominant à partir du mois d’avril, c’est tout ce qui m’importe», assurait-il alors. Mais même cette hypothèse paraît compliquée aujourd’hui étant donné l'historique de blessure du pivot d'origine camerounaise.

Les contrats des joueurs impactés

Les conditions strictes imposées par cette nouvelle convention collective auront également un impact non-négligeable sur les négociations de contrat des joueurs avec leurs clubs respectifs. Tyrese Haliburton, le meneur de jeu des Pacers d’Indiana auteur d’une saison époustouflante, a manqué 13 matches sur blessure cette saison. Un total auquel il faut ajouter la rencontre face aux Celtics le 8 janvier dernier durant laquelle il n’a joué que 13 minutes, avant de sortir sur blessure.

Si le joueur de 23 ans a déjà signé son nouveau contrat avec les Pacers en juillet dernier – 204,5 millions de dollars sur cinq ans – le fait d’obtenir une place dans une des All-NBA Team (une certitude dans le cas où il atteindrait la limite des 65 matches) lui permettrait d’obtenir un bonus d’un peu plus de 40 millions de dollars selon cette même convention collective. Pour son équipe, cela pourrait être autant d’argent économisé pour recruter d'autres joueurs à l’intersaison, ou simplement alléger la masse salariale.

L’exemple inverse existe également. Les Sixers, encore eux, ont décidé de repousser les négociations de contrat avec leur meneur de jeu, Tyrese Maxey, l’été dernier. Favori pour remporter le titre de Meilleure progression de l’année, ainsi qu’une sélection dans une des trois All-NBA Teams, le coéquipier de Joel Embiid et Nicolas Batum à Philadelphie pourrait voir ses prétentions salariales grimper de 40 millions de dollars supplémentaires pour un contrat maximum de cinq ans s’il obtient au moins une de ces distinctions.

Pourquoi ? Parce qu’un joueur qui vient de terminer son premier contrat NBA, et qui se voit remettre une de ces récompenses, peut prétendre à 30% de la masse salariale de son équipe, au lieu de 25% dans le cas contraire. Une prime à la performance qui concerne de nombreux joueurs à travers la ligue, dont plusieurs vétérans comptant au moins 10 saisons dans la ligue. À noter que cette nouvelle convention collective est entrée en vigueur cette saison, et doit prendre fin après la saison 2029-2030, avec une option de sortie pour les deux parties signataires – le syndicat des joueurs et les propriétaires – en 2028-2029.

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