Ce samedi, Renaud Lavillenie, ancien recordman du monde du saut à la perche, a une nouvelle fois manqué la qualification pour les Jeux de Paris cet été. À Toulouse, le Français n’est pas parvenu à franchir la barre des 5,50 m.
Verra-t-on Renaud Lavillenie aux Jeux olympiques de Paris 2024 ? Ce samedi, à Toulouse, l’ancien recordman du monde du saut à la perche n’a pas franchi une seule barre. Ce qui n’est pas dans son habitude. Après cet échec, il ne reste plus qu’une chance pour le Français, lors des championnats de France à Angers la semaine prochaine, où il devra à tout prix réaliser les minima olympiques (5,82 m).
Un retour trop tardif à la compétition ?
La préparation du champion olympique 2012 était-elle trop juste pour entrevoir Paris ? Le Français a été opéré en septembre dernier au niveau des ischios-jambiers et n’a repris la compétition que fin mai. Depuis, Renaud Lavillenie enchaîne les meetings en quête d’obtenir les minima olympiques, pour l’instant en vain.
Et pourtant, le Clermontois de 37 ans a eu plusieurs occasions de les décrocher. Jusqu’ici, il a participé à six concours en un mois et n’a toujours pas réalisé les 5,82 m nécessaires pour obtenir son droit d’entrée à Paris. Samedi sur la célèbre place du Capitole de Toulouse, il a échoué à trois reprises à franchir 5,50 m, sa première barre, bien loin des minima olympiques.
Des conditions compliquées ?
«Dégoûté, frustré, envie de rentrer chez moi... Voilà le sentiment», a déploré le Français après son concours. Renaud Lavillenie a notamment insisté sur le fait qu’il avait été gêné par le vent et les conditions humides qui n’étaient pas optimales «quand (on) a besoin de (se) rassurer».
Lavillenie est désormais dos au mur puisqu'il ne lui reste plus qu'une chance pour faire les minima olympiques : les championnats de France à Angers dimanche 30 juin. «Ce n'est jamais une position confortable», a-t-il admis. «Dans l'absolu ce sera un exploit si j'y arrive mais ce ne sera pas le premier exploit de ma carrière.»
Après une rentrée ratée (zéro à Clermont-Ferrand fin mai), l'ancien recordman du monde (6,16 m en 2014) avait réalisé deux concours prometteurs en Pologne (5,72 m) puis à Lyon (5,70 m). Mais il a ensuite manqué de réussite mi-juin au Bourget (zéro) et mercredi à Grenoble (5,40 m) après avoir expliqué qu'il s'était légèrement blessé à Lyon.
![Renaud Lavillenie compte poursuivre sa carrière encore une ou deux saisons. [Icon Sport]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/renaud_lavillenie_je_nai_pas_fait_du_sport_pour_me_pavaner_sur_les_champs-elysees_apres_un_sacre_65524b5793eb9.jpg?itok=kA7PpLNB)