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JO 2024 : les 10 légendes qui ont marqué l’histoire des Jeux

Avec 23 sacres olympiques, Michael Phelps est le sportif le plus titré des JO. [Icon Sport]

A quelques jours de l'ouverture des JO 2024 à Paris (26 juillet-11 août), de nombreux athlètes ont marqué l'histoire de l'événement et sont entrés dans la légende.

Michael Phelps (28 médailles - 23 médailles d'or)

Un ogre jamais rassasié. Le nageur américain Michael Phelps est le sportif qui a le plus marqué les Jeux olympiques de son empreinte. Avec 23 médailles d'or, il domine, et de loin, le classement. C'est tout simplement 14 titres olympiques de plus que Larisa Latynina, deuxième au classement. 

C’est en 2004, à Athènes (Grèce), que Michael Phelps s’est révélé au monde entier. Âgé de 19 ans à l'époque, le nageur, qui participait alors à ses 2es JO après Sydney (Australie), a décroché huit médailles, dont six en or. En Grèce, l’Américain avait pour objectif de battre le record de Mark Spitz et ses sept sacres olympiques sur une même édition, en 1972. Une performance qui semblait inatteignable.

Et pourtant, Michael Phelps y est parvenu, quatre plus tard, lors des Jeux olympiques de Pékin. En Chine, le nageur américain a remporté huit titres olympiques, sur seize courses au total chez les hommes.

Larissa Latynina (18 médailles - 9 médailles d’or)

Larissa Latynina a été la sportive la plus médaillée des Jeux olympiques pendant 48 ans. Son règne a pris fin en 2012 à Londres avec l’intouchable Michael Phelps. Au total, la gymnaste soviétique a décroché 18 médailles lors des Jeux olympiques de 1956 à 1964 (6 à Melbourne, 6 à Rome et 6 à Tokyo). Elle est tout simplement l'une des trois femmes à avoir gagné la même épreuve à trois éditions des JO d’été. Elle est aussi l’un des quatre athlètes seuls titulaires de neuf médailles d’or, et la seule femme.

Carl Lewis (10 médailles - 9 médailles d'or)

Et parmi les quatre athlètes seuls à neuf médailles d’or, un grand nom de l’athlétisme ressort avec l'américain Carl Lewis. Aux JO de Los Angeles en 1984, il a pris exemple sur son idole Jesse Owens en réalisant la même performance. Dans son pays et devant son public, il a réalisé l'exploit de s’imposer sur le 100m, le 200m, le saut en longueur et le relais 4x100m. 

Une performance qu’il n'a jamais reproduit. En revanche, en remportant l’or en saut en longueur lors des JO de Los Angeles (1984), Séoul (1988), Barcelone (1992) et Atlanta (1996), Carl Lewis est devenu l’un des trois athlètes à remporter quatre fois le titre olympique dans une même discipline. Des performances qui lui ont valu d’être élu «sportif du siècle» par le Comité international olympique (CIO).

Jesse Owens (4 médailles d’or)

Un symbole toujours puissant. Jesse Owens n’est pas simplement un grand sportif, il est aussi une grande inspiration pour beaucoup. À l’image de Carl Lewis qui a pris exemple sur lui dans sa carrière. S’il n’a participé qu’aux Jeux olympiques de Berlin en 1936, il a touché le monde pour toujours. 

Alors que l’Allemagne, dirigée par Adolf Hitler, se prépare à la guerre, l’athlète américain, lui, a remporté une grande bataille sur les terres du nouveau chancelier allemand. Ce dernier voulait mettre en évidence la suprématie de la «race aryenne». Ce qui n’avait pas été au goût du sprinteur américain.

À Berlin, Jesse Owens a tout simplement contredit les plans d’Adolf Hitler et lui a volé la vedette. En 1936, l’Américain a remporté l’or à quatre reprises (100m, 200m, 4x100m et saut en longueur). Sur cette dernière discipline, il a même été le détenteur du record du monde pendant plus d’un quart de siècle avec un saut à 8,13 mètres réalisé en 1935. Après avoir rendu fou de rage Adolf Hitler, il est considéré comme le premier sportif noir à la renommée internationale.

Paavo Nurmi (12 médailles - 9 médailles d'or)

Le «Finlandais volant». Lui aussi fait partie de la courte liste des coureurs seuls à neuf médailles d’or. Considéré comme le précurseur dans ses disciplines, course de demi-fond, de fond et de cross-country, Paavo Nurmi a dominé ce sport sur le plan mondial pendant près de 14 ans. Tout au long de sa carrière, il a établi 22 records du monde, allant du 1.500m au 20.000m. 

Et comme un symbole, c’est à Paris, en 1924, qu’il a marqué l’histoire. Dans la capitale française, il y a 100 ans, il est devenu le premier athlète à s’attribuer cinq médailles d’or lors d’une même édition des Jeux olympiques. Très dominateur dans son sport, il a même été invaincu de 1921 à 1925 sur le demi-fond, le fond et le cross-country.

Alors qu’il aurait pu décrocher une 10e médaille olympique aux JO de 1932, il s’est retrouvé dans l’impossibilité d’y participer. Après avoir été déclaré professionnel par l’IAAF (Fédération internationale d’athlétisme), il ne pouvait plus se présenter aux JO, qui étaient réservés aux amateurs. 

Malgré sa suspension en 1932, il a bénéficié du soutien du public finlandais et a été le dernier porteur de la flamme olympique à Helsinki en 1952.

Nadia Comaneci (9 médailles - 5 médailles d'or)

Dans les grandes premières olympiques, la gymnaste roumaine Nadia Comanici trouve parfaitement sa place. À seulement 14 ans, Nadia Comaneci a marqué les Jeux olympiques de Montréal en 1976 de son empreinte. Au Canada, la Roumaine a surpris tout le monde. A commencer par les organisateurs.

Lors de ces JO, elle est tout simplement devenue la première gymnaste à obtenir la note de 10 aux barres asymétriques. La note parfaite que personne n’avait réussi à décrocher. Et pour l’anecdote, même le tableau d’affichage qui annonçait les scores, ne savait pas quoi faire.&

Afficher quatre chiffres (10.00) n’était jamais arrivé. Une fois qu’elle avait montré au monde que c’était possible, elle ne s’est jamais arrêtée et a reproduit cette note à six reprises.

Sergueï Bubka (1 médaille d’or)

Et pour continuer dans les grandes premières, Sergueï Bubka peut parfaitement se hisser dans ce classement. S’il ne compte qu’un seul titre olympique (à Séoul en 1988), sa seule médaille lors de JO, il trouve sa place parmi les légendes grâce à ses performances. Le Soviétique, désormais Ukrainien, est devenu le 13 juillet 1985, à Paris (comme un symbole), le premier homme à franchir la barre des 6.00 m au saut à la perche. 

Une hauteur considérée comme inatteignable à l’époque. Mais pas de quoi freiner l’homme qui aura battu 35 records du monde durant sa carrière (17 en extérieur et 18 en intérieur). Et il ne s’est pas arrêté à six mètres. Lorsqu’il a pris sa retraite, il a laissé le record du monde à une sacrée hauteur (6,14 m en plein air et 6,15 m en salle). 

Il a fallu attendre 21 ans pour voir le record en salle être battu par le Français Renaud Lavillenie. Le perchiste tricolore a détrôné l’Ukrainien à Donetsk, sur ses terres, en passant une barre à 6,16 m en février 2014.

Usain Bolt (8 médailles d’or)

Le Jamaïcain Usain Bolt est sans doute le sportif qui a le plus marqué l’histoire des Jeux olympiques. Tout au long de sa carrière, l’homme le plus rapide du monde a inscrit son nom sur les pistes d’athlétisme. Et c’est à Pékin en 2008 que le règne a commencé pour Usain Bolt. En Chine, il a montré qu’il était le roi du sprint en décrochant l’or sur le 100m, 200m, et 4x100m avec la Jamaïque (médaille d’or retirée en 2017 à la suite de la réanalyse des échantillons de Nesta Carter). 

Mais c’est en 2009 que le roi de la piste a «choqué» le monde. Lors des mondiaux de Berlin, Usain Bolt a battu le record du monde sur 100m (9s 59) et 200m (19s 19), des temps qui aujourd’hui semblent encore intouchables. 

Le Jamaïcain a dominé le sprint mondial jusqu’aux Jeux olympiques de Rio en 2016 en décrochant à nouveau l’or sur les trois courses, comme à Pékin et Londres en 2012. Si sa médaille sur le relais 4x100m à Pékin n’avait pas été retirée, Usain Bolt compterait 9 sacres olympiques et rejoindrait un clan très fermé.

Simone Biles (7 médailles, 4 médailles d'or)

La gymnaste américaine Simon Biles est considérée comme l’une des plus grandes athlètes de tous les temps. Avec 37 médailles (championnat du monde et Jeux olympiques), elle est la gymnaste la plus titrée de l’histoire, notamment avec un record de 23 sacres mondiaux. Aux Jeux olympiques de 2016 à Rio (Brésil), elle s’est illustrée aux yeux du monde en remportant quatre médailles d’or à seulement 19 ans. 

À Tokyo, en 2021, alors qu’elle est attendue comme la star de la discipline, elle est victime de «perte de figures» et se retire de tous les concours sauf la finale de la poutre, où elle a décroché le bronze. Une victoire pour cette athlète qui souffrait énormément de la pression et des attentes, et qui avait décidé de se retirer pour préserver sa santé mentale.

Teddy Riner (5 médailles, 3 médailles d'or)

Teddy Riner, porte-drapeau de l’équipe de France aux Jeux olympiques de Rio en 2016, possède l’un des plus beaux palmarès du judo. Onze fois champion du monde, un record, et trois fois champion olympique, Teddy Riner est le roi de sa catégorie (+100 kg). Durant de longues années, le judoka tricolore a dominé ses adversaires avec une certaine aisance. Avec son physique (2,04 m) et sa technique, Teddy Riner a mis tout le monde d’accord sur les tatamis. 

Titré dans sa catégorie à Londres en 2012 et à Rio en 2016, il a ensuite décroché un troisième sacre olympique par équipes en 2021 à Tokyo, sur les terres du judo. Et à Paris, chez lui, Teddy Riner voudra faire l’exploit de retrouver son trône.

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