Ce vendredi soir, lors de la cérémonie d’ouverture, les porte-drapeaux tricolores, ainsi que deux juges et deux entraîneurs, vont prononcer le serment olympique. Mais alors, quel est ce discours dicté à chaque Jeux depuis 1920 ?
À chaque Jeux olympiques, son serment. Depuis les JO d’Anvers en 1920, une tradition a été respectée à chaque olympiade, la lecture du serment olympique. Ce texte, rédigé par le fondateur des Jeux de l’ère moderne, Pierre de Coubertin, a été prononcé pour la première fois en Belgique par Victor Boin, escrimeur belge. Et ce vendredi, il sera lu par les porte-drapeaux tricolores, Mélina Robert-Michon et Florent Manaudou, ainsi que deux juges et deux entraîneurs. Mais alors, que représente ce texte et pourquoi est-il prononcé à chaque Jeux ?
Ce discours, rédigé «pour un sport sans dopage, sans tricherie et sans aucune forme de discrimination», est un engagement du respect et de l’égalité entre athlète. Écrit des mains de Pierre de Coubertin, il a été modifié au fil de temps «afin de refléter la nature changeante de la compétition sportive».
Nouveau dispositif depuis Tokyo
À l’origine, ce serment était lu par un sportif du pays hôte, au nom de tous les concurrents, mais à Tokyo 2021, six personnes ont prêté serment : deux athlètes, deux juges et deux entraîneurs. Et ce vendredi, lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux de Paris 2024, le dispositif devrait être le même avec les porte-drapeaux tricolores. L’identité des quatre autres personnes n’est pas encore connue.
En revanche, lors de la lecture, chaque représentant aura sa partie : «Au nom des athlètes», «Au nom des juges», «Au nom des entraîneurs et officiels». Après cela, le duo Mélina Robert-Michon et Florent Manaudou vont prononcer le serment suivant : « … nous promettons de prendre part à ces Jeux olympiques en respectant et en suivant les règles, dans un esprit de fair-play, d’inclusion et d’égalité. Ensemble, nous sommes solidaires et nous nous engageons pour un sport sans dopage, sans tricherie et sans aucune forme de discrimination. Nous le faisons pour l’honneur de nos équipes, dans le respect des principes fondamentaux de l’Olympisme, et pour rendre le monde meilleur grâce au sport».
À noter que la notion de dopage a été intégrée au serment lors des Jeux olympiques de Sydney en 2000.
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