Une équipe composée de réfugiés disputera les Jeux olympiques. À Paris, ce sont 37 athlètes qui concourront dans 12 sports.
Avec plus de 100 millions de personnes déplacées dans le monde, l'équipe des réfugiés aux Jeux olympiques a le potentiel de rayonnement d'un très grand pays. Voici tout ce qu'il faut savoir sur cette délégation pas comme les autres.
37 athlètes rigoureusement sélectionnés
Déjà 10 à Rio de Janeiro en 2016, puis 29 à Tokyo en 2021, ce sont désormais 37 athlètes, accueillis par 15 Comités nationaux olympiques et engagés dans 12 sports différents, qui représenteront les réfugiés lors des JO de Paris, qui commencent officiellement ce vendredi 26 juillet.
«Ils ont été choisis par les différents comités olympiques nationaux parmi des dizaines et des dizaines de candidats. Au-delà d'être des réfugiés, ils se doivent d'être compétitifs avec les autres athlètes», expliquait ce jeudi à l'AFP, Filippo Grandi, Haut Commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
The Refugee Olympic Team for #Paris2024 has been officially announced!
— Refugee Olympic Team (@RefugeesOlympic) May 2, 2024
Thirty-six athletes are set to represent more than 100 million refugees.
Click the link to discover who the athletes are!
Passés à travers «une sélection rigoureuse», la plupart de ces athlètes sont soutenus par un programme de bourses d'étude et originaires de onze pays différents.
«Pour être éligibles, les athlètes doivent être des compétiteurs d'élite dans leur sport respectif et être des réfugiés dans leur pays d'accueil, reconnus par l'UNCHR, l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés», explique l'équipe sur sa page officielle, précisant qu'«une représentation équilibrée en termes de sport, de sexe et de région (est) également prise en considération».
11 pays d'origine différents
Parmi les pays d'origine des athlètes, ils sont nombreux à venir d'Iran (14), d'Afghanistan (5) et de Syrie (5).
Les réfugiés africains sont également représentés avec plusieurs athlètes venant d'Ethiopie (2), d'Erythrée (2), du Soudan (2), du Soudan du Sud (2), ainsi que du Cameroun (1) et de la République du Congo (1).
L'Amérique latine est le dernier continent représenté avec deux athlètes venant de Cuba et un du Venezuela.
12 sports représentés
Concernant les disciplines, l'athlétisme (8 athlètes), le judo (6), le taekwondo (5) et le canoë-kayak (3) sont les plus représentées.
Le reste des athlètes concourront en lutte (2), boxe (2), haltérophilie (2), natation (2), tir (2), cyclisme (2) et breakdance (1).
Parmi les 15 Comités nationaux olympiques d'accueil, la France accueille quatre athlètes, à savoir Dorian Ketelela (Congo, 100 m masculin), Farida Abaroge (Ethiopie, 1500m féminin), Eyeru Tesfoam Gebru (course en ligne féminine) et Jamal Valizadeh (lutte gréco-romaine masculine).
La performance sportive au second plan
Dirigée par une membre de l'équipe olympique de Tokyo, Masomah Ali Zad, l'équipe des réfugiés n'a pas d'objectif de médaille.
«Ces athlètes sont très conscients qu'ils sont aussi des exemples. D'ailleurs je reçois ces jours-ci beaucoup de messages de réfugiés qui me disent, moi aussi, je veux participer. Bien sûr, c'est un peu naïf, mais c'est positif, cela montre qu'il y a un futur pour des gens qui souvent ont perdu espoir», soulignait Filippo Grandi auprès de l'AFP, évoquant «un message d'espoir, de résilience et de force».
![Il s'agit du dernier incident en date lié à l'hostilité de la population locale envers ces réfugiés. [MUNIR UZ ZAMAN / AFP]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/000_1my28a-taille1200_658d5d8590b60_0.jpg?itok=a5D8Sc1D)