L’événement NBA Paris Game 2025 clôture sa semaine parisienne avec le sentiment du devoir accompli, tant sur le plan sportif que marketing, avec des fans au rendez-vous et une audience record sur les réseaux sociaux.
Les chiens aboient, et la caravane passe. Pour la quatrième fois depuis 2020, la capitale française a accueilli la NBA, à l’Accor Arena de Bercy, cette fois pour deux rencontres entre les Spurs de San Antonio et les Pacers d'Indiana dans le cadre du NBA Paris Game 2025. Et la présence de Victor Wembanyama, un des jeunes joueurs les plus prometteurs de la ligue américaine de basketball et déjà une star confirmée en France, dans l’effectif de l’équipe texane n’a pas manqué de susciter l’enthousiasme des fans et des médias du monde entier.
C’est bien le talent hors norme du pivot français sur le terrain qui a contribué en premier lieu à faire de ce rendez-vous un immense succès pour la NBA. Le premier match entre les deux formations a attiré 698.000 téléspectateurs en moyenne sur CANAL+, selon Médiamétrie, avec un pic d’audience à 847.000. Sur la plate-forme de streaming officielle de la ligue, le NBA League Pass, une progression de 41% a été enregistrée en France et de 19% à l’échelle mondiale, preuve que le match en lui-même, qui compte dans le classement officiel des deux équipes, a su captiver l’attention des fans de la balle orange.
The NBA Paris Game 2025 presented by Tissot featuring the Indiana Pacers and the San Antonio Spurs on Thursday, Jan. 23 set several records across television viewership and digital and social media engagement. Highlights include⬇️ pic.twitter.com/8rsCshNPXc
— NBA Communications (@NBAPR) January 24, 2025
La présence de ces deux équipes à Paris, pour deux matches dont les billets ont été vendus en moins de 24h, a également permis à la NBA de faire carton plein sur ses réseaux sociaux, avec pas moins de 218 millions de vues pour le premier match disputé à Paris, un record dans le programme NBA Global Games. Pour le moment, on ne connaît pas les chiffres de la deuxième rencontre de ce samedi, mais il y a fort à parier que les résultats seront, encore une fois, à la hauteur des attentes.
Un match pour rien ?
Dire que les deux matches disputés à Paris entre les Spurs et les Pacers sont des «miettes» consenties par la NBA au public français et européen est une erreur d'analyse sur tous les plans. Sportivement, les deux équipes sont engagées dans la course aux playoffs dans leur conférence respective, et chaque victoire revêt une importance particulière, quand bien même elles disputent une rencontre sur un autre continent.
L’événement NBA Paris Game 2025 est évidemment une opération marketing d’ampleur pour la ligue américaine de basketball. Celle-ci n’a jamais caché sa nature première qui est, comme toutes les ligues sportives professionnelles (surtout américaines, qui sont des ligues fermées avec des clubs appartenant à des hommes d’affaires milliardaires), d’attirer les fans avec l’objectif de dégager un maximum profit grâce à la qualité du «produit» qu’elle propose. Rien de nouveau sous le soleil, en somme.
Le fait est que la NBA, depuis la célèbre Dream Team aux JO de Barcelone en 1992, a démontré une capacité sans pareil à séduire toujours plus de fans à travers le monde, n’hésitant jamais à se remettre en question afin d’évoluer avec son temps et corriger ses éventuelles erreurs, sans jamais renier son identité profonde. Elle est une des ligues les plus suivies au monde sur les réseaux sociaux et vient de signer un accord de 76 milliards de dollars sur 11 ans avec NBCUniversal, Disney et Amazon pour la diffusion de ses contenus jusqu’en 2036.
Le NBA Paris Game ne saurait être, en aucun cas, un match pour rien (deux cette année), mais un événement qui démontre, encore une fois, le talent de la NBA dans la promotion de son sport, ainsi que son implacable efficacité dans la mise en œuvre. Alors qu’en Europe, deux ligues s’opposent depuis 2016 – l’Euroleague et la Basketball Champions League – la NBA envisage de créer une ligue placée sous son contrôle, en partenariat avec la FIBA, qui pourrait réunir les plus grands clubs européens (Panathinaïkos, Fenerbahçe et le Real Madrid auraient déjà été approchées), et à terme, s’imposer comme le championnat de référence sur le vieux continent. Un projet rendu possible, justement, par sa capacité à jongler avec une dextérité sans égal entre les dimensions sportive et commerciale de son activité.