Ce vendredi 20 juin, alors qu'une avocate accuse Dimitri Payet de «violence physique et psychologique», le parquet brésilien a annoncé avoir déposé une plainte formelle contre l'ancien joueur de l'Olympique de Marseille. Le Français aurait reconnu une relation extra-conjugale tout en niant les violences.
Le sport français une nouvelle fois entaché par une affaire extra-sportive. Ce vendredi 20 juin, le parquet brésilien a indiqué avoir déposé une plainte formelle contre le footballeur français Dimitri Payet, qu'une avocate accuse de «violence physique et psychologique».
«Une plainte a été déposée contre Dimitri Payet, remise au VIIe tribunal des violences domestiques», a déclaré le ministère public dans un courrier électronique transmis à l'AFP, sans donner plus de détails sur l'acte d'accusation.
«Humiliations»
Mais concrètement, que s’est-il passé ? Fin mars, une avocate brésilienne, Larissa Ferrari, avait porté plainte à Rio pour «violence physique et psychologique» contre l'ex-joueur de l'Olympique de Marseille, avec lequel elle affirme avoir eu une relation amoureuse.
Mais le mois suivant, la relation aurait changé entre l’ancien international français et l’avocate. Cette dernière avait affirmé à l'AFP que Dimitri Payet avait exigé des «preuves d'amour» impliquant des «humiliations», telles que des vidéos d'elle «buvant sa propre urine, l'eau des toilettes ou léchant le sol».
«Un petit pas, mais une grande victoire»
«Un petit pas, mais une grande victoire», s'est félicitée l'avocate sur Instagram, après l'annonce dès mercredi par des médias brésiliens de la mise en accusation. Sollicitée par l'AFP, la défense de Dimitri Payet, 38 ans, n'avait pas répondu dans l'immédiat. En revanche, selon la presse brésilienne, citant un procès-verbal de la police, le Français aurait reconnu une relation extra-conjugale mais nié les violences.
L'ancien Marseillais s'était engagé en 2023 pour deux saisons, jusqu'au 30 juin 2025, avec le club brésilien Vasco de Gama. Une courte aventure brésilienne pour Dimitri Payet, puisque les deux parties ont annoncé début juin être parvenues à un «accord à l'amiable pour mettre fin de façon anticipée au contrat» qui les liait.