Marc Madiot, manager général de Groupama-FDJ a annoncé ce samedi 20 décembre quitter ses fonctions à la tête de l'équipe française.
Presque trente ans à la tête de l'équipe. Marc Madiot quitte ses fonctions de manager général de la Groupama-FDJ à l'aube de la saison 2026. Le Mayennais menait d'une main de maître l'équipe située à Villepinte (Seine-Saint-Denis) depuis sa création en 1997. Il va désormais occuper le poste de président afin d'accompagner la structure dans son développement.
Le double vainqueur de Paris-Roubaix n'avait jamais caché son intention de monter sa propre équipe, après sa carrière de cycliste. Grâce à la Française des jeux, il est devenu dirigeant et a monté sa formation.
«Mon ambition est que l'équipe me survive. Il faut se tourner vers l'avenir et je ne suis plus l'avenir à moyen ou long terme» a-t-il indiqué dans une interview accordée à l'AFP et à L'Équipe. Thierry Cornec, désormais ex-directeur général adjoint, prendra son poste.
Un palmarès long comme le bras
Après avoir remporté les championnats de France de cyclisme sur route et de cyclo-cross, Marc Madiot avait utilisé toutes ces connaissances et son palmarès pour dégoter les meilleurs cyclistes pour son équipe.
Dès la première saison, la Française des jeux décroche un titre de champion de France de cyclo-cross, Paris-Roubaix, la Classica San-Sebastian et le Grand Prix de Zurich. Par ailleurs, sous la direction de Marc Madiot, l'équipe avait remporté le classement par équipe de la Coupe de France.
Elle s'est agrandie et a réussi à dégoter de nouveaux sponsors. Ainsi, le palmarès s'est largement développé sous l'égide du Mayennais : Milan-San Remo en 2016, le Tour de Lombardie en 2018, 48 titres nationaux sur route, 11 en cyclo-cross, 7 sur piste, mais aussi 38 victoires d'étapes sur les trois Grands Tours.
Un profil clivant
Même si Marc Madiot est une personne plus qu'emblématique dans l'histoire du cyclisme français, il n'a jamais fait l'unanimité. En effet, il avait tenu des propos misogynes à l'encontre de la tridécuple championne du monde, Jeannie Longo, en 1987 : «Il y a des sports qui sont masculins, il y a des sports qui sont féminins. Voir une femme danser pour moi, c'est très joli, voir une femme jouer au football, c'est moche, et je le dis. Voir une femme sur un vélo, c'est moche».
Il était revenu sur ses propos en 2015 où il s'enthousiasmait de l'évolution du cyclisme féminin. De plus, il aurait aussi joué un rôle dans le dopage. En effet, il n'a jamais caché avoir fait usage d'amphétamines ou de corticoïdes lors de sa carrière de cycliste.
Il aurait aussi menacé physiquement et verbalement Christophe Bassons, ancien coureur de la FDJ, de se doper au cours de l'affaire Festina. En 1998, il s'est ensuite engagé pour un cyclisme sans dopage grâce à la Charte des Sponsors et du Mouvement pour un cyclisme crédible.