Le joueur tunisien Hannibal Mejbri a poussé un coup de gueule après l’élimination des Aigles de Carthage dès les 8es de finale de la CAN 2025 contre le Mali (1-1, 2 tab 3).
Une fin de parcours prématurée. En supériorité numérique pendant une grande partie de la rencontre, la Tunisie a été éliminée, samedi, dès les 8es de finale de la CAN 2025, en s’inclinant à l’issue de la séance de tirs au but (1-1, 2 tab 3). Une désillusion qui ne devrait pas rester sans conséquence avec notamment la possible éviction du sélectionneur Sami Trabelsi, plus que jamais menacé.
🚨🇹🇳 Hannibal lâche un ÉNORME COUP DE GUEULE :
« 𝗢𝗡 𝗥𝗘𝗩𝗘 𝗕𝗘𝗔𝗨𝗖𝗢𝗨𝗣 𝗠𝗔𝗜𝗦…𝗢𝗡 𝗧𝗥𝗔𝗩𝗔𝗜𝗟 𝗣𝗔𝗦 𝗔𝗦𝗦𝗘𝗭. […] 𝗢𝗡 𝗗𝗢𝗜𝗧 𝗦𝗘
𝗣𝗢𝗦𝗘𝗥 𝗗𝗘𝗦 𝗤𝗨𝗘𝗦𝗧𝗜𝗢𝗡𝗦 !
𝗖𝗔𝗥 𝗟𝗔 𝗩𝗘́𝗥𝗜𝗧𝗘́ ? 𝗖’𝗘𝗦𝗧 𝗤𝗨’𝗢𝗡 𝗘𝗦𝗧 𝗘𝗡 𝗥𝗘𝗧𝗔𝗥𝗗 ! » 🔊🧏🏽♂️ pic.twitter.com/J50WOMoUNX— 🏆 Actu Foot Afrique (@ActuFootAfrique) January 3, 2026
Et à l’issue de la rencontre, Hannibal Mejbri (22 ans) n’a pas caché son immense déception. Le milieu de terrain a poussé un coup de gueule, appelant à une sérieuse remise en question du football tunisien. «On est en retard dans notre football, et ça, il faut le dire, on est en retard sur beaucoup de choses. On doit tous s’asseoir autour d’une table, tous les responsables du foot tunisien, et se poser les réelles questions parce qu’on est vraiment en retard. Ça me fait mal au cœur d’en parler car je ne vis pas en Tunisie, ce serait hypocrite de ma part, mais je ne peux pas ne pas en parler, c’est triste», a lâché le joueur de Burnley (Angleterre).
Hannibal Mejbri a également insisté sur la notion de travail, qui semble faire cruellement défaut. «Il faut vraiment qu’on travaille et qu’on reprenne tout à zéro. Tout. Parce qu’il y a énormément de talent en Tunisie, mais on est en retard. Quand on voit l’Algérie, le Maroc… Tous les pays d’Afrique progressent sauf nous, je n’ai même pas les mots», a-t-il déploré, pointant également un problème de «mentalité».
«Désolé, peut-être que ça va faire le tour de la Tunisie, mais on rêve trop et on ne travaille pas assez peut-être. On ne se forme pas. Ce n’est pas la honte d’apprendre tous les jours. On doit tous apprendre. Que ce soit dans le foot ou en dehors, il faut qu’on se pose des questions, moi le premier, et j’espère que ça va le faire», a conclu Hannibal Mejbri. Cette sortie sera-t-elle suivie d’effet ?