Impérial face à Alexander Zverev, Jannik Sinner s'est qualifié ce samedi pour sa première finale à Monte-Carlo. Devant la presse, dont CNEWS, l'Italien, satisfait de son niveau de jeu aujourd'hui, s'est projeté sur le duel qui l'opposera à Carlos Alcaraz.
L'Italien était venu sur le Rocher pour se jauger. Le voilà en finale à Monte-Carlo, la troisième finale consécutive en Masters 1000. Auteur de son meilleur match de la semaine sur la terre battue princière, et de loin, le numéro 2 mondial a surclassé celui qui est devenu sa victime préférée : l'Allemand Alexander Zverev 6-1, 6-4.
Pour la huitième fois consécutive, l'Italien a pris la mesure de celui qui devait être un de ses grands rivaux. Ce samedi, sur le court Rainier III, il n'en a rien été. Impressionnant de maîtrise, le Transalpin a une nouvelle fois montré qu'une classe d'écart le séparait de son aîné hambourgeois. En conférence de presse, à laquelle a assisté CNEWS, l'Italien s'est projeté sur sa finale où il retrouvera le tenant du titre Carlos Alcaraz.
De quoi êtes-vous le plus satisfait après votre nette victoire en demi-finales ?
Je pense avoir joué un match pratiquement parfait. C'est ce que je retiens. J'ai su m'en tenir à ce que nous avions préparé avec mon équipe et c'est selon moi le plus important. Ensuite, le niveau auquel j'ai joué était très élevé, j'ai réussi à retourner presque tout le temps, même sur les premières balles, ce qui est un plus. Mais le positif est surtout d'un point de vue tactique, d'avoir parfaitement appliqué ce que nous avions prévu sur le court.
C'est votre huitième victoire de suite face à Zverev, vous attendiez-vous à un match aussi rapide ?
Avant les matches, on ne sait jamais comment ça va se passer. Lui et moi, on se connaît très bien. Je pense qu'il était très important de démarrer le match de manière très positive, ce que j'ai fait. Ça donne un peu de liberté, quand vous faites le break d'entrée, et ça change la donne du match ou aussi la dynamique qui s'engage d'une autre manière. J'en suis très content. J'ai essayé de continuer sur ma lancée au deuxième set et globalement, j'ai livré une très bonne performance. Je suis très heureux de disputer ma première finale ici. C'était la troisième fois que j'atteignais les demi-finales, donc j'essayais de me pousser pour aller plus loin. On verra bien ce qui m'attend en finale mais quoi qu'il arrive, c'est un très bon tournoi.
Vous pourriez affronter Carlos Alcaraz, s'il l'emporte face à Valentin Vacherot. À quel point est-ce important de jouer contre lui à ce moment de la saison sur terre battue ? Est-ce un test que vous êtes venu passer ?
Si c'est Carlos face à moi en finale (l'Espagnol s'est qualifié aux dépens de Valentin Vacherot, 6-4, 6-4), ce serait bien pour moi, avant Paris, de jouer au moins une fois contre lui, pour voir où j'en suis sur cette surface et sur quoi on doit travailler, ce qui, je l'espère, me donnera de bonnes informations. En tout cas, que je gagne ou que je perde, ce sera un bon moyen de savoir ce qu'il faut améliorer.
Vous êtes sur trois finales consécutives en Masters 1000. Vous avez mentionné plus tôt qu'une partie importante de votre saison s'est jouée sur le travail que vous avez effectué après Doha. Sur quoi avez-vous mis l'accent particulièrement ?
Pour moi, le plus important, c'est toujours de définir les priorités. C'est ce que je fais. Donner la priorité au sommeil de manière intelligente, pour être en forme le lendemain. J'essaie de manger sainement, j'essaie de faire ça encore et encore. Et avoir des journées d'entraînement très longues, c'est un bon carburant pour la suite, ou du moins pour les tournois importants.
On a beaucoup travaillé sur tout, sur le service, mais aussi sur la variété des jeux et des points de retour, en essayant de mettre plus d'intensité sur tout. Il n'y a donc pas qu'une seule clé. C'est l'ensemble de tout ça qui fait que le tout est complet autant que possible.