A moins d’un mois de la Coupe du monde, la Fédération française de football (FFF) a demandé aux joueurs de l’équipe de France d’accepter une baisse de leurs primes de matchs pour ce tournoi. De quoi susciter l’incompréhension chez les Bleus.
Des économies à réaliser. Alors que les Bleus vont s’envoler, dans un peu moins de trois semaines, pour les États-Unis, afin de disputer la Coupe du monde 2026, co-organisée avec le Mexique et le Canada, le président de la FFF, Philippe Diallo, a annoncé aux joueurs de l’équipe de France son intention de baisser les primes habituelles pour ce tournoi.
S’il a invoqué le «trop faible» montant du «Prize money» accordé par la FIFA, ainsi que le taux de change défavorable entre le dollar et l’euro, il s’agirait davantage d’une simple mesure d’économie pour protéger la situation financière de l’institution.
20.000 euros par joueur et par match
Fixées à un peu plus de 20.000 euros par joueur, les primes de match font partie intégrante du fonctionnement des tournois majeurs disputés par l’équipe de France. S'ils vont au bout de la compétition, les joueurs pourront disputer huit matchs, soit un total de 160.000 euros par joueur.
Mais cette demande de la FFF a provoqué l’incompréhension chez de nombreux joueurs. Et pour cause : ces primes avaient été doublées, quatre mois plus tôt, au moment de la qualification des Bleus pour la compétition, et la fédération a récemment signé un «maxi deal» à 100 millions d’euros par an avec l’équipementier américain Nike.
Une situation financière préoccuprante
Philippe Diallo aurait notamment expliqué aux joueurs que le montant accordé par la FIFA aux fédérations serait «moins important que prévu», que le taux de change entre le dollar et l'euro n'était pas favorable et que les coûts de cette compétition seraient particulièrement élevés.
En réalité, selon nos confrères de l'Equipe, la FFF aurait une volonté de réaliser des économies sur toutes les sélections nationales depuis plusieurs mois dans une quête d'équilibre budgétaire, face à une situation financière de l’institution devenue préoccupante.
Coupes budgétaires
À cet égard, plusieurs coupes budgétaires auraient déjà été opérées depuis le début de l’année, notamment au niveau de la Direction Technique Nationale (DTN), ou pour les sélections de jeunes. Les U20 n’ont ainsi pas participé au tournoi Maurice Revello, l'ancien Tournoi de Toulon, alors qu'ils en étaient tenants du titre.
Si rien n’a officiellement été acté pour les primes de l’équipe de France A, le prochain rassemblement - et dernier avant la compétition - le 28 mai à Clairefontaine, devrait apporter des réponses sur la question.