Navigation par satellite : Galileo marche enfin !

Lors d'une conférence de presse sur Galileo, le 7 janvier 2010.[GEORGES GOBET / AFP]

Le système européen de navigation par satellite Galileo a franchi mardi "une étape fondamentale", en déterminant, pour la première fois, une position au sol, a annoncé l'Agence spatiale européenne (ESA) dans un communiqué.

"Cette étape fondamentale vient confirmer que le système de positionnement Galileo fonctionne conformément aux prévisions", a indiqué l'ESA.

Il faut au minimum quatre satellites pour déterminer une position en trois dimensions. Pour la toute première fois, une position au sol a été déterminée à l'aide des quatre satellites Galileo actuellement en orbite et des installations au sol qui leur sont associées.

Les deux premiers satellites Galileo dits de "validation en orbite" ont été lancés en octobre 2011, suivis de deux autres en octobre 2012.

"Du point de vue historique, c'est la première fois que l'Europe parvient à déterminer une position au sol en utilisant en toute autonomie son propre système de navigation", a souligné Javier Benedicto, chef du Projet Galileo à l'ESA.

Cette première détermination de la longitude, de la latitude et de l'altitude d'un point a été réalisée tôt mardi au Laboratoire de navigation situé sur le site de l'ESTEC, le centre technique de l'ESA, à Noordwijk (Pays-Bas), "avec une précision de 10 à 15 mètres qui s'explique par l'infrastructure limitée mise en place à ce jour", a précisé l'ESA.

A terme, Galileo comptera 30 satellites au total et devrait être en mesure de rivaliser en précision avec le système américain GPS.

Les premiers services initiaux de Galileo doivent débuter fin 2014 et le système devrait être pleinement opérationnel pour 2018.

Les Européens ont voulu disposer de leur propre technologie, indépendante du système militaire américain GPS. Le programme est financé à 100% par la Commission européenne et mis en oeuvre par l'ESA.

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