Coupe Davis : Cinq Mousquetaires pour un "Saladier d'Argent"

[PHILIPPE HUGUEN / AFP]

On prend les mêmes et on recommence. Pour cette finale de la Coupe Davis, Arnaud Clément n’a pas souhaité bouleverser son équipe. Avec Jo-Wilfried Tsonga, Richard Gasquet, Gaël Monfils, Julien Benneteau et Gilles Simon (comme remplaçant), le capitaine des Bleus a choisi de reconduire le groupe victorieux de la République tchèque en demi-finale à Roland-Garros. Cette fois, c’est Tsonga qui ouvrira le bal contre Stanislas Wawrinka, suivi ensuite de Monfils qui sera aux prises avec Roger Federer.

 

Tsonga, comme un gosse

Inutile de douter une seule seconde de sa motivation. Car Jo-Wilfried Tsonga le clame sans détours : «Pour moi, le tennis c’est la Coupe Davis». Certes, il n’avait que 11 ans en 1996, lorsqu’Arnaud Boetsch, Cédric Pioline et Guy Forget avaient triomphé dans l’enfer de Malmö, en Suède. 

Mais cet exploit tricolore est «un peu ce qui (l’)a fait choisir le tennis», confie le n°1 français, qui vit «un rêve de gosse». Aux portes du Top 10 mondial (classé 12e à l’ATP), Tsonga aura à cœur d’apporter sa pierre à l’édifice français, lui qui avait raté la finale de 2010, face à la Serbie, à cause d’une blessure au genou.

Parvenu en huitièmes de finale du dernier BNP Paribas Masters, il reste sur une demi-finale en béton face aux Tchèques en Coupe Davis. Il avait, en deux matchs disputés, rapporté deux points aux Bleus. On remet ça Jo ?

 

Gasquet, retour gagnant ?

Au sortir d’une année plombée par les blessures, Richard Gasquet tient avec la Coupe Davis l’occasion d’effacer ces mauvais souvenirs. Il devra toutefois hisser son niveau de jeu, après avoir été éliminé dès le deuxième tour du tournoi de Bercy.

Le Biterrois s’en est donné les moyens, puisqu’il a débuté sa préparation pour la finale dès le 3 novembre dernier. Si ses débuts en Equipe de France ont été marqués par des polémiques sur son implication dans le groupe, Richard Gasquet a radicalement changé d’attitude depuis les Jeux Olympiques de Londres en 2012, lors desquels il avait remporté la médaille de bronze en double avec Julien Benneteau.

Et à 28 ans, l’ancien prodige du tennis français sait qu’il n’aura plus peut-être beaucoup d’occasions de remporter un nouveau titre majeur. A commencer par le «Saladier d’Argent».

 

Un revanche pour Monfils

En 2010, Gaël Monfils était l’atout n°1 de l’équipe de France, qui s’est inclinée en finale de Coupe Davis contre la Serbie de Novak Djokovic. Quatre ans plus tard, il est fermement décidé à sortir vainqueur de sa deuxième finale. Pour autant, «la Monf» reste fidèle à son état d’esprit de toujours et aborde cet événement le plus détendu possible.

Pour lui, remporter la Coupe Davis serait «comme gagner un Grand Chelem, mais avec ses potes, et pour son pays». Mais pour être sûr d’être à 100%, Gaël Monfils devra résoudre ses problèmes de genou, qui l’ont handicapé à plusieurs reprises ses derniers mois, jusqu’il y a encore quelques semaines.

 

Benneteau, la garantie en double

C’est le plus expérimenté des «Cinq Mousquetaires» choisis par Arnaud Clément. Et à 32 ans, Julien Benneteau effectue la meilleure saison de sa carrière, avec une 26e place au classement ATP, lui sort d’une tournée asiatique réussie (finale à Kuala Lumpur et quart à Shanghaï face à Roger Federer). Polyvalent, gros serveur et surtout très bon joueur de double (victorieux à Roland-Garros et 5e mondial en 2014), Benneteau pourrait avoir une carte à jouer.

Et même s’il vit à Nyon, en Suisse, Julien Benneteau est très motivé pour cette grande rencontre face aux Helvétiques : «il n’y a rien de plus fort que jouer une finale contre une équipe qui aligne deux des quatre meilleurs joueurs du monde

 

Simon en joker de luxe

C’est le 5e homme de la sélection tricolore. A 29 ans, Gilles Simon signe sa huitième participation à la Coupe Davis, choisi cette fois comme joker de luxe par Arnaud Clément. Le Niçois faisait d’ailleurs partie de l’équipe française lors de la finale perdue en 2010 contre la Serbie, à Belgrade.

Et «Poussin» en a encore dans les bras et dans les jambes. Le 21e joueur mondial a en effet manqué de très peu d’inscrire une victoire au Masters 1000 de Shangaï à son palmarès le mois dernier. Il avait été battu avec les honneurs dans une finale serrée contre… le Suisse Roger Federer (6-7, 6-7). Une victoire tricolore serait la plus belle des revanches.

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