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France : 1.163 actes antisémites recensés en 2025, un bilan préoccupant

Selon le dernier bilan gouvernemental, 1.163 actes antisémites ont été recensés en France en 2025. Retour sur cette année où l'insécurité a persisté pour la communauté juive sur le territoire.

Un bilan alarmant. Malgré une légère baisse, le ministère de l'Intérieur a comptabilisé 1.163 actes antisémites de janvier à fin octobre 2025. Ce chiffre reste nettement supérieur à ceux d'avant les attaques du Hamas contre Israël, le 7 octobre 2023, période après laquelle ils ont considérablement augmenté.

Selon la Commission nationale consultative des droits de l'Homme (CNCDH), cette année-là, 1.676 faits antisémites ont été enregistrés, soit une hausse de plus de 280 % par rapport à 2022. En 2024, le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) a rapporté que ce nombre s'élevait à 1.570.

En 2025, les actes antisémites constituaient 62 % de l’ensemble des faits antireligieux. À commencer par les étoiles de David taguées sur des bâtiments à Vincennes (Val-de-Marne) pendant la période des fêtes juives de Hanouka, près de l'hyper-cacher attaqué en 2015 après l'attentat contre Charlie Hebdo, en janvier dernier.

De nombreuses agressions envers les juifs de France

Le lendemain, ce sont des croix gammées ainsi que des inscriptions «Hitler acteur» et «Juifs pédophiles violeurs à gazer» qui ont été découverts sur le mur de la synagogue, un cabinet d’avocat et la résidence du rabbin à Rouen (Seine-Maritime). 

Les atteintes directes aux personnes ont également été nombreuses, à l'instar du rabbin agressé en pleine journée à Orléans (Loiret), ou un autre roué de coups de chaise sur une terrasse de café à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine).

«Je n'ai pas de barbe amovible, ma kippa est toujours sur ma tête, donc c'est bouleversant d'imaginer, de penser qu'en effet c'est malheureusement pour cela», confiait-il au micro de CNEWS.

Fin août, l'olivier planté en hommage à Ilan Halimi, jeune homme juif de 23 ans décédé en 2006 après avoir été enlevé et torturé par le «gang des barbares», a été déterré à Menton (Alpes-Maritimes) dans la nuit du mardi 30 septembre au mercredi 1er octobre.

La condamnation des responsables, des frères jumeaux de 19 ans, l'un à huit mois de prison ferme et l'autre à huit mois avec sursis, sans reconnaissance du caractère antisémite, avait suscité la colère. Le parquet de Bobigny a depuis fait appel.

Un «antisémitisme décomplexé»

Depuis le début du conflit à Gaza, les personnes de confession juive sont régulièrement prises à partie en public, comme la colonie de vacances de 44 enfants juifs débarqués de force par Vueling à Valence (Drôme) cet été. 

Les universités françaises ont également été touchées avec une dizaine d'actes antisémites signalés depuis la rentrée, à l'image des inscriptions «Gloire au Hamas» peintes en rouge sur les portes vitrées du bâtiment de Sciences Po Strasbourg (Bas-Rhin) en octobre.

Face à «cet antisémitisme décomplexé», 3.300 Français de confession juive ont choisi de quitter le pays pour s'installer en Israël, soit une augmentation de 45 % par rapport à 2024, a annoncé le ministère israélien de l'Immigration et de l'Intégration lundi 29 décembre.

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