Qu’il s’agisse du Hamas, du Hezbollah ou de l’Iran, les drones explosifs sont particulièrement utilisés lors des conflits. En Israël, une unité cynophile civile a mis en place une nouvelle technique de détection.
Face à la menace croissante des drones explosifs utilisés par le Hamas, le Hezbollah ou l’Iran, Israël forme depuis 2026 une unité cynophile capable de les détecter à plus d’un kilomètre. Objectif : anticiper les attaques et renforcer la protection des soldats.
«Les chiens sont comme des radars biologiques»
Lors de l’entraînement, les chiens sont acclimatés à la présence des engins afin qu’ils s’habituent au bruit. Après quelques semaines d’entraînement, ils seront capables de détecter un drone à plus d’un kilomètre, plusieurs dizaines de secondes avant les humains, le temps nécessaire pour réagir.
«Les chiens sont comme des radars biologiques. Israël a investi des millions dans toutes sortes de technologies, mais on retient du passé que parfois, il suffit de technologies simples, primitives, voire biologiques», explique Yekutiel Ben Yaakov, commandant de l’unité Yekal.
«À chaque fois qu'elle est fixée sur le drone, je lui donne un peu de saucisse», confie Joseph, l’un des maîtres chiens de l’unité.
Aujourd’hui, les attaques de drones explosifs comptent parmi les principales menaces auxquelles les soldats de Tsahal sont confrontés. En moins de deux mois, 15 soldats de l’armée israélienne ont été tués par des attaques de drones explosifs.
Les chiens, seuls animaux de guerre ?
Si Israël utilise les chiens uniquement pour détecter les drones, d’autres pays comme la France utilisent les deux à la fois.
En effet, en 2025, Peyo est devenu le premier chien formé au guidage par drone, une prouesse qui n’avait encore jamais été réalisée en France, lui permettant de travailler à plus de 300 mètres de son maître chien.
Le chien doit tout de même être équipé d’un masque, d’un casque de protection et d’une radio afin d’entendre les instructions de son maître.
Mais certains pays vont encore plus loin et ne s'en remettent pas qu'au meilleur ami de l'Homme. Selon plusieurs médias américains, des responsables iraniens auraient affirmé qu’ils pourraient utiliser des «dauphins porteurs de mines».
Ces animaux ont déjà été dressés par le passé pour détecter les mines sous-marines et pour la récupération d’objets ou d’équipements perdus en mer.