La réalité virtuelle afin de prévenir le risque de récidive. Cette technologie est désormais utilisée en France pour les conjoints violents qui se trouvent souvent dans le déni et le manque d'empathie.
Présenté cette semaine par le ministère de la Justice et ce vendredi par le Garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, un film tourné à 360° met les conjoints condamnés dans la peau de la mère puis de leur enfant, lors d'une scène de violence, mais aussi le rôle de l'auteur de ces violences.
Cette vidéo choc, visionnée avec un casque de réalité virtuelle, doit les aider à changer de perception sur leurs propres actes.
«C'est une sorte de machine à empathie, qui permet de faire vivre les émotions ressenties par les victimes, et notamment de faire comprendre la peur à des hommes qui sont souvent dans le déni», explique Guillaume Clere, fondateur de la star-up Reverto, qui a collaboré avec le ministère pour ce projet qui est également déjà utilisé en Espagne. L'idée est ici de passé par différentes phases comme l'emprise, les violences psychologique et physique, en les abordant à travers différentes scènes de la vie quotidienne.
Une expérimentation dès octobre
Début octobre, ce film sera expérimenté auprès de détenus condamnés pour violence conjugales. Une phase d'expérimentation sera alors lancée auprès de six hommes détenus à Villepinte, dix à Lyon et douze à Meaux. Tous sont volontaires, explique-t-on au sein du ministère de la Justice qui souligne avoir «privilégié les profils qui ont le plus de chance de récidiver». Cette phase test sera également évaluée de manière indépendante, afin d'apprécier son efficacité et son éventuelle pérennisation.
Outre des personnes condamnées pour violences conjugales, ce dispositif pourrait également être utilisé auprès de magistrats et de policiers, afin de les aider à mieux appréhender ce type de violences.
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