Illucity : on a testé Toyland, une expérience en réalité virtuelle digne de Toy Story

Jusqu'à six joueurs peuvent participer à cette expérience. [© Ymagis;Backlight]

A mi-chemin entre les films Toy Story et Chérie, j'ai rétréci les gosses, une nouvelle attraction vient d'être lancé dans le parc VR Illucity. Baptisée Toyland : Crazy Monkey, celle-ci invite une équipe de six joueurs à vivre une aventure en réalité virtuelle dans une chambre d'enfant. Mais la vie n'est pas toujours une partie de plaisir, lorsqu'on devient un jouet haut de quelques centimètres.

Le nouveau parc d'attraction porté sur la réalité virtuelle, basé près de la Cité des sciences et de l'industrie à La Villette (Paris-19e), livre une expérience unique en France en misant sur un retour haptique inédit.

Nous avons pu tester ce jeu immersif, avec ses armes à retour de force pour donner l'impression de tirer avec une vraie mitraillette, son plancher vibrant sous les pieds, ses sièges dynamiques et sa zone de 100 mètres carrés, pour déambuler dans cette aventure grandeur nature.

Développé durant neuf mois par la société parisienne Backlight, Toyland invite à incarner un petit robot, armé d'un pistolet à fléchettes qui devra en découdre face à plusieurs centaines de jouets devenus incontrôlables. Accessible uniquement par équipe, jusqu'à six joueurs et dès 11 ans, le jeu nous plonge, durant 25 minutes, dans un gigantesque manège virtuel très réjouissant. Des décors de westerns à la maison de poupées, en passant par les petits soldats et l'univers des robots, la simple chambre d'un enfant devient ici un décorum impressionnant pour un petit jouet.

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Une fois le casque VR et le sac à dos équipé d'un PC enfilés, il est difficile de ne pas se laisser aspirer par Toyland, avec un monde en 3D créé avec un souci du détail encore assez rare dans le secteur de la réalité virtuelle. Peu d'expériences immersives proposent un univers graphiquement à la hauteur des superproductions vidéoludiques publiées sur consoles et PC. L'ambiance est là, et si quelques bugs peuvent surprendre, rien ne gêne vraiment l'envie de se distraire au cours de ce rollercoaster haut en couleurs.

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On apprécie particulièrement l'équipement de la salle, qui permet de se déplacer de manière cohérente dans un environnement virtuel et sans risquer de se heurter aux éléments du décor réel. Le tout guidé par une réalisation très cinématographique. Dans notre groupe, une personne traditonnellement sensible au «mal de mer» dans les jeux VR n'a ici rien ressenti. Un bon point.

La simulation sensorielle comme futur de la VR

Ymagis, groupe propriétaire d'Illucity, entend faire de ce jeu une attraction exclusive au réseau de parcs VR qu'il souhaite développer en France en 2019. Surtout, le studio Backlight y voit une expérience qui témoigne de l'avenir de la VR dans ce type de lieux. «La réalité virtuelle ira de plus en plus vers les simulations sensorielles, souligne Jonathan Tamene, cofondateur de cette société. Les vestes et les gants haptiques pourront donner le sens du toucher, des systèmes permettront de ressentir la température d'un lieu. Certains imaginent déjà des solutions en odorama, tandis que des plaques à ultrasons pourraient faire ressentir l'impact d'une balle, par exemple».

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Au-delà des questions techniques, il s'agit également d'imaginer de nouveaux types de narration. «Cette technologie est finalement une question d'hybridation, entre le cinéma, le jeu vidéo et le parc d'attractions. Comme le joueur évolue librement, nous devons trouver des astuces pour guider son regard, car celui-ci est finalement spectateur, comédien et réalisateur. Cela passe par le son par exemple, avec un bruit qui peut attirer son attention, mais aussi par des éléments visuels, comme le fait qu'un personnage s'adresse à vous», explique-t-il.

Toyland : Crazy Monkey, accessible à Illucity, La Villette, Paris (19e), 30 euros par personne.

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