Ouverte aux non diplômés, Rocket School forme les espoirs du marketing digital

Rocket School met aujourd'hui le pied à l'étrier des futurs commerciaux chargés de développer le business des start-up. Rocket School met aujourd'hui le pied à l'étrier des futurs commerciaux chargés de développer le business des start-up. [© Rocket School]

C'est une école d'un nouveau genre dont la renommée décolle. Cofondée par Cyril Pierre de Geyer, ingénieur et professeur affilié à HEC, Rocket School met aujourd'hui le pied à l'étrier des futurs commerciaux chargés de développer le business des start-up.

C'est d'ailleurs à Paris, à quelques mètres de Station F, ainsi qu'à Lyon et bientôt à La Réunion que Rocket School propose sa formation express (3 mois d'école et 12 à 24 mois en entreprise) à des jeunes ou moins jeunes de tous horizons. «Nous donnons leur chance à des personnes diplômés et non-diplômés, ceci n'est absolument pas un critère et notre formation reste gratuite», souligne avant tout Cyril Pierre de Geyer, avant de poursuivre : «nous sommes le trait d'union entre les gens qui s'ignorent et les entreprises qui n'arrivent pas à recruter. Nous répondont d'ailleurs aux besoins d'une entreprise sur trois dans ce milieu». Manière de prendre le contre-pied de grandes écoles parfois élitistes et inabordables, avec pour but d'avoir former un minimum de 5.000 étudiants d'ici à cinq ans.

Mais si Rocket School donne sa chance à chacun, il convient de montrer sa motivation et de démontrer ses capacités. Pour chaque promotion, près de 2.500 candidats postulent. Un premier écrémage se fait sur la base d'un algorithme chargé d'évaluer les prétendants autour d'un questionnaire en ligne d'une heure. Celui-ci va ainsi déterminer si l'aspirant-élève possède les qualités nécessaires pour un poste de business development manager. Aller vers les autres, se montrer convaincant... Comptent parmi les qualités recherchées. La sélection se poursuit ensuite par le biais de vidéos de présentation avant de retenir une cinquantaine d'élèves par promotion.

Et les profils retenus se montrent très diversifiés pour incarner ces futurs «commerciaux 3.0». «La moyenne d'âge est ici de 28 ans, avec une fourchette allant souvent de 22 à 40 ans», précise Cyril Pierre de Geyer. Dès le départ, Rocket School travaille en lien avec l'univers des start-up et si certains élèves sont engagés en CDI rapidement, d'autres ont la garantie d'une formation en alternance. «L'idée étant d'être opérationnel en moins de 3 mois», assure-t-on.

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Le parcours de chaque élève témoigne de cette diversité. Léa, 23 ans et déjà titulaire d'un master en marketing digital et développement commercial, est déjà en entreprise et vient ici parfaire sa formation professionnelle. De son côté, Phylicia, 27 ans, est titulaire d'un Bac ES, autodidacte, et s'estime déjà opérationnelle après avoir travaillée dans diverses grandes entreprises (Nike, Orange ou encore Apple). D'autres élèves voient en Rocket School l'opportunité d'une véritable reconversion professionnelle, à l'image de Stéphane, 34 ans, ancien journaliste au Brésil, qui intègre l'école avec une promesse d'embauche. Enfin, Killian, 26 ans, y voit une voie motivante, après avoir décroché de son parcours scolaire durant un bac pro.

L'avenir, Cyril Pierre de Geyer ne le voit pas seulement sur Paris. Rocket School devrait ainsi être présente dans dix villes à l'horizon 2024.

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