Emmanuel Macron veut des milliards pour soutenir les start-up françaises

Le président souhaite que les entreprises françaises à fort potentiel soient aidées par des investisseurs du pays.[Ludovic MARIN / POOL / AFP]

«Une start-up nation est une nation où chacun peut se dire qu’il pourra créer une start-up. Je veux que la France en soit une». En avril 2017, lors de sa campagne pour la présidentielle, Emmanuel Macron avait clairement affiché son ambition de faire de l’Hexagone une place forte pour les jeunes entreprises innovantes.

Plus de deux ans plus tard, le président de la République présente ce mardi sa stratégie pour améliorer et faciliter le financement des «pépites» françaises de la technologie. Les grandes banques et les assureurs du pays, mais aussi les acteurs du service public vont participer à la création de fonds de capital-développement, qui contiendront chacun plus d’un milliard d’euros, à destination des start-up. Il faudrait une dizaine de ces fonds, à l’horizon 2022, pour subvenir aux besoins des entrepreneurs.

L’objectif est que les jeunes entreprises puissent bénéficier d’investissements solides dès lors qu’elles doivent s’internationaliser pour continer de se développer. Car si elles bénéficient d’un terrain favorable en France au moment de leur création, rares sont les partenaires capables de miser des dizaines, voire des centaines de millions d’euros par la suite. Bien souvent, elles doivent alors se tourner vers des fonds américains, aux capacités de financement plus profondes.

faire grimper le nombre de «licornes» françaises

Dans la foulée, le gouvernement doit annoncer (probablement mercredi) une liste de 40 jeunes entreprises françaises à très fort potentiel, devant intégrer le Next 40 (sorte de CAC 40 des start-up) et le French Tech 120 (regroupement de 10 start-up dans 12 secteurs d'activité). Considérées comme des champions internationaux en puissance dans le domaine de la technologie, elles profiteront d’une visibilité boostée parmi l’administration et le gouvernement.

La France espère ainsi multiplier son nombre de «licornes», ces entreprises non cotées valorisées à plus d’un milliard de dollars (un peu plus de 900 millions d’euros). Doctolib (rendez-vous médicaux), Deezer (musique en ligne), Blablacar (covoiturage), OVH (hébergement de sites internet et de données) ou Meero (mise en relation de photographes et de clients) en sont les exemples à suivre. Le gouvernement espère franchir la barre des vingt d’ici à 2025.

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