Créée en 2020, la marque Nothing se taille petit à petit une place intéressante parmi les géants sud-coréens, américains et chinois sur le marché du mobile. Ce mardi, elle a dévoilé ses Phone(3a) et (3a) Pro. Deux modèles que nous avons pu tester et qui tentent de se démarquer dans un marché qui s’est largement normalisé.
Transparence et durabilité. Voici les deux mots qui définissent sans doute le mieux le positionnement de Nothing sur le marché des mobiles. Après avoir proposé d’honnêtes Phone 1 et (2a), la marque londonienne fondée par Carl Pei, l’ancien cofondateur de OnePlus, a souhaité récidiver début 2025 avec deux modèles sous Android dénommés (3a) et (3a) Pro qui se positionnent sur le marché du milieu de gamme avec des prix contenus entre 349 et 479 euros.
Dévoilés ce mardi 4 mars, les nouveaux venus dans la famille Nothing s’inscrivent dans le design tout en transparence voulu par cette jeune société. Et l’effet fonctionne plutôt bien dès la sortie de leur boîte respective. On découvre alors les coques surprenantes de ces nouveaux bébés signés Nothing, qui avait écoulé plus de 7 millions d’unités de leurs précédents téléphones. Si l’on reste encore très loin des quelque 226 millions d’iPhone vendus par Apple pour la seule année 2024, selon une étude Canalis, la relative confidentialité de Nothing lui donne une certaine liberté pour se démarquer.

On salue ainsi, le design tout en rondeurs de ces deux modèles qu’il conviendra toutefois d’habiller rapidement d’une coque protectrice transparente pour ne pas gâcher le travail des designers. On retrouve d’ailleurs le bloc photo circulaire, auréolé d’un système de jeux de lumière sur trois LED, nommé Glyphe. Une fantaisie qui n’est pas qu’un gadget, car elle offre la possibilité d’être paramétrée pour associer les trois points lumineux à différentes notifications. L’idée étant de poser son téléphone sur l’envers pour être averti de la réception d’un SMS, d’un appel de l’un de ses contacts favoris ou encore la charge de la batterie, voire même de l’arrivée de votre VTC. Un point sympathique qui donne une identité à ces appareils.
Une technologie à la hauteur de la concurrence
Côté écran, Nothing opte pour une diagonale de 6,77 pouces pour ses deux appareils, tous deux Amoled et Full HD+, avec une luminosité dans les standards de leur catégorie. Dans leurs entrailles, Nothing a fait le choix de passer chez Qualcomm et les Phone (3a) et (3a) Pro héritent ainsi d’un processeur Snapdragon 7s de 3e génération. Là encore, la marque intègre une technologie à la hauteur de la concurrence. D’autant que l’autonomie s’avère correcte, avec chacun une batterie de 5.000 mAh.

Lorsqu’on s’intéresse à leur interface, les modèles que nous avons pu tester étaient sous Android 15, dotés d’une surcouche maison Nothing OS 3.1. Celle-ci mise ainsi sur un côté pixel art avec un côté néo-rétro amusant pour les icônes et les widgets, avec de nombreuses possibilités de customisation. Les deux appareils fonctionnent avec leur propre assistant, nommé ici Essential Space, qu’il est possible d’activer avec l’un des boutons physiques latéraux. On y trouve ici ce que l’on peut déjà faire avec d’autres mobiles Google, Samsung, Xiaomi ou Apple, notamment pour enregistrer des mémos vocaux.
Et force est de constater que les deux nouveaux smartphones de la famille Nothing se ressemblent beaucoup… Et c’est là encore au niveau du module photo que la différence de prix est à relever. Le Phone (3a) intègre ainsi trois capteurs dorsaux, un principal 50 Mpixels Samsung et un téléobjectif 50 Mpixels Samsung également pour un zoom optique 2x et jusqu’à 30x en numérique. Ainsi qu’un ultra grand angle de 8 Mpixels fourni quant à lui par Sony.
Un équipement tout à fait honorable pour une bonne polyvalence, qui se montre toutefois plus faible lorsque la luminosité baisse. Placés de manière plus circulaires, les trois objectifs du Phone (3a) Pro proposent l’objectif principal Samsung de 50 Mpixels et l’ultra grand angle Sony de 8 Mpixels, mais ici le bloc intègre un«periscope» Sony de 50 Mpixels qui opère une sacré différence avec le 3a, puisque l’on bénéficie d’un zoom optique 3x et même d’un zoom numérique 60x, mieux contenu, pour un rendu plus flatteur.

Il est à noter que le (3a) Pro intègre la possibilité d’opter pour une eSim, ce qui n’est pas le cas pour le (3a).
Un effort pour la durabilité
On salue surtout l’effort en matière de durabilité dans lequel s’est inscrit Nothing, puisque les deux modèles profitent de nombreux matériaux recyclés, «fournis par des usines misant aussi sur de l’énergie renouvelable» pour fabriquer les composants, affirme la société. Reste à savoir si cet ensemble s’inscrira dans le temps. Mais l'entreprise y croit puisque les deux smartphones pourront profiter de mises à jour, soit trois ans de mises à jour Android et «six ans de mises à jour de sécurité en plus des mises à jour correctives et fonctionnelles», précise le constructeur.
Plutôt bien pourvus, les Phone (3a) et (3a) Pro de Nothing corrigent les défauts de jeunesse des modèles 1 et (2a) de cette marque lancée en 2020. Plus aboutis et répondant aux exigences actuelles sur le milieu de gamme, les deux smartphones de 2025 poursuivent la quête d’identité et de design voulue par Nothing. Une marque à part qui compte sur son culot et un public jeune pour conquérir quelques parts de marché, dans un secteur qui peine à surprendre.
Phone (3a) et (3a) Pro, Nothing, disponibles le 11 mars à partir de 349 euros en blanc, bleu et noir pour le (3a), et le 25 mars au prix conseillé de 479 euros pour le (3a) Pro. Les précommandes commenceront le 5 mars pour le Phone (3a) et à partir du 11 mars pour le (3a) Pro.