Les bonnes idées payent et la jeune marque londonienne Nothing l'a bien compris. Elle signe, en ce mois de mars, le lancement remarqué de deux smartphones : les Phone (4a) et (4a) Pro qui, pour moins de 500 euros, n'ont pas à rougir face à des modèles premium. Voici nos tests.
Un look pensé pour séduire la nouvelle génération. Apparue en 2020, la marque Nothing s'est forgée une solide réputation grâce à de bonnes idées guidant le design de ses smartphones. L'an passé, elle s'était même fait remarquer pour le positionnement réussi de ses modèles Phone (3a) et 3a) Pro, salués par la presse spécialisée mais aussi lors d'un test maison où nous avions été agréablement surpris.
Un an plus tard, cette société basée à Londres remet le couvert en présentant ses petits frères les (4a) et (4a) Pro. Deux modèles proposés respectivement à partir de 349 euros et 499 euros, que nous avons pu tester avant leur commercialisation - le 13 mars pour le (4a) et le 27 mars pour le (4a) Pro -. Tous deux cherchent à s'imposer parmi les ténors du marché que sont Samsung, Apple, Google, Honor ou encore Xiaomi, et ils possèdent des arguments intéressants.
Car si la marque fait tellement parler d'elle, ce n'est pas seulement pour le positionnement d'appareils abordables, mais probablement par son pari : proposer un design accrocheur pour parler à une génération qui a grandi avec un mobile dès l'adolescence. C'est donc avec un signe de reconnaissance que Nothing s'affiche, celui du Glyph. Ce petit écran positionné sur sa coque dorsale et qui fait toute la différence. L'an passé, on pouvait reprocher aux (3a) et (3a) Pro de ne pas marquer une différence fondamentale entre les Glyph circulaires proposés entre les deux modèles. L'année 2026 marque donc une rupture puisque les dos des (4a) et (4a) Pro sont radicalement différents.

Le premier arbore un glyph discret, en forme de barre verticale, où de petites LED personnalisables permettent d'afficher diverses notifications. Le second modèle affiche quant à lui un mini écran, surnommé Matrix, composé de gros pixels, de type Invaders, là encore entièrement customisables pour afficher des informations. Dans les deux cas, l'intégration reste robuste et suffisamment bien réalisée pour intriguer quiconque vous voit passer un coup de fil ou le remarque sur un bureau. Un détail flatteur donc, qui s'affiche comme une signature visuelle bienvenue.
Parallèlement, les Nothing Phone (4a) et (4a) Pro cherchent à cocher toutes les cases remplies par leurs concurrents. Si en 2026, plus rien n'étonne le consommateur, il n'en demeure pas moins exigeant, notamment sur les parties photo, batterie et puissance.

Proposé à 150 euros plus cher, le (4a) Pro dispose de trois objectifs, comme il est de mise pour offrir une bonne polyvalence. Son capteur principal est un Sony de 50 Mpixels, plutôt bien contenu avec un piqué intéressant. Un objectif périscopique de 50 Mpixels, avec un zoom optique 3.5x, complète la panoplie. Un ultra grand angle est aussi accessible, tandis que son zoom numérique peut atteindre 140x, même s'il vaut mieux caler l'appareil pour obtenir un cliché honnête, pour éviter la tremblote. Globalement, l'équipement est flatteur et suffisamment bien équilibré pour ne pas souffrir de la concurrence.
Sur ce point le Phone (4a) est moins bien équipé mais pour un tarif d'environ 350 euros, il offre une prestation complète, toujours avec trois objectifs, avec un ultra-grand angle et un zoom numérique 70x et un zoom optique 3.5x.
Et si les (3a) et (3a) Pro étaient quasiment jumeaux d'un point de vue esthétique, les (4a) et (4a) Pro jouent les faux frères, le premier misant sur une coque en polymère transparente, quand le second s'offre une coque dorsale tout en aluminium pour répondre aux standards des modèles premium.
Un écran revu et plus lumineux
Voilà pour le côté pile, côté face les améliorations sont notables avec un écran AMOLED de 6,83 pouces pour le (4a) Pro doté d'une meilleure définition (1,5K) et un écran AMOLED de 6,78 pouces pour le (4a), avec dans les deux cas une luminosité bien plus forte que celle des (3a) et (3a) Pro. Tous deux intègrent dans leur face avant un appareil selfie Sony ultra grand angle et grand angle de 32 Mpixels, pour un rendu de qualité.
Sous le capot de la version Pro, on retrouve un processeur Qualcomm Snapdragon 7 Gen 4. Tandis que le Phone (4a) s'appuie sur un Snapdragon 7s Gen 4, légèrement moins puissants. Tous deux restent suffisamment puissants pour offrir une expérience fluide entre les applications et pour les jeux. A noter, cette année que la plupart des smartphones ne verront pas leurs capacités de mémoire vive évoluer, en raison de l'explosion des prix de la RAM et de pénurie mondiale. Il ne faut donc pas s'attendre à des smartphones nettement plus puissants que ceux de 2025. Une crise qui touche tous les acteurs du marché. Enfin, les deux modèles possèdent une batterie de 5.080 mAh, avec une autonomie qui fait le job dans la moyenne des standards constatés.
Enfin, Nothing mise sur une surcouche maison purement esthétique à Android, en permettant de personnaliser les différents cadres applicatifs, toujours en restant dans l'esprit «pixel-invader» de ses glyphs.
A l'heure du bilan, on ne peut que saluer à nouveau le travail entrepris par Nothing. La jeune société n'est pas restée sur ses acquis élogieux dans l'an passé pour attaquer 2026. On pourrait lui reprocher un début d'abandon du design transparent pour le modèle Pro, qui faisait sa marque de fabrique, mais cela se fait au profit du choix du métal pour lui offrir un aspect haut de gamme. Les Phone (4a) et (4a) Pro possèdent chacun suffisamment de personnalité pour se distinguer sur le marché du milieu de gamme. La concurrence est rude à ce niveau de prix entre Honor et Xiaomi, pourtant Nothing trace sa route de belle manière.
Un successeur au casque audio headphone (1)

Bonus, Nothing a profité de la sortie de ses smartphones pour présenter un nouveau casque audio. Successeur du Headphone (1) sorti l'an passé et qui s'affichait parmi les casques que nous recommandions déjà, le Headphone (a) s'affiche à prix contenu pour 159 euros, contre 299 euros pour son aîné plus cossu. Son look se distingue, là encore, avec des écouteurs rectangulaires inspirés de la forme des mobiles. Plus abordable, en misant sur du plastique, contrairement à l'aluminium du Headphone (1), le Headphone (a) prodigue un univers sonore étonnamment précis, avec une belle spatialisation. La marque mise ici sur un tarif pour un public jeune, avec des coloris variant du rose au noir, en passant par le jaune et le blanc.