La nouvelle mode des boutiques touche-à-tout

Boire un café et admirer des oeuvres artistiques, c'est possible chez Düo à Paris (11e).[P. Boucher]

C’est à Paris qu’on a d’abord vu émerger, ces dernières années, ces espaces hybrides où l’on peut déguster une tasse de thé tout en découvrant des vêtements. Ou savourer son déjeuner en lisant un livre emprunté dans la bibliothèque qui trône dans la pièce. Des concept-stores qui n’oublient jamais que les clients aiment aussi se sustenter.

 

Les artistiques

Le café arty a, depuis son ouverture en 2013, un succès croissant. Chez Düo, dans le 11e arrondissement parisien, on peut boire un café tout en découvrant des œuvres de jeunes artistes prometteurs, souvent dénichés dans les galeries qui comptent : Emmanuel Perrotin, Dominique Fiat… Düo ne choisit pas entre galerie, salon de thé et cantine. En ce moment, on peut visiter une exposition consacrée aux créations design de l’Atelier 154, créateur de meubles du quartier.

A Marseille, le Living Art’s a un concept similaire, mais plus nocturne. Il fait à la fois office de galerie et brocante, de salle de concerts, de scène de café-théâtre et de cave à vins.

 

Les «fashion»

Siroter un thé, avaler un cookie maison en hésitant sur la robe que l’on va se choisir. Chez Epistrophê, boutique du 3e arrondissement de Paris, on trouve des habits vintage dénichés on ne sait où, vendus pour presque rien, qui cohabitent avec des marques plus tendance et onéreuses. Dans cette boutique intime, les articles sont agencés selon le goût de la propriétaire.

La capitale possède quelques autres cafés-boutiques. Certaines très chics, comme le Plongeoir Hermès, où l’on peut s’offrir un thé après avoir visité l’enseigne de luxe. D’autres plus accessibles, telles Le Comptoir général, le long du canal Saint-Martin, où le rhum-gingembre est la star du bar et les fripes celle de l’étage.

 

Les littéraires

A deux pas du Vieux-Port, on peut, aux Arcenaulx, à Marseille, s’offrir le dernier Virginie Despentes, recommandé par la maison, puis le menu du jour à 25 euros, composé avec les arrivages du marché. Les établissements littéro-culinaires font leur effet, assimilés à des repaires où l’on peut enfin prendre du recul. A Lyon, le Tasse Livre vend ses derniers coups de cœur dans une belle cave en pierre dorée et propose des rafraîchissements en terrasse.

La Cour des Miracles, à Rennes, se définit aussi comme un café-librairie. Mais est bien davantage. Y sont organisés des ateliers, concerts, goûters pour enfants ou cafés-citoyens, un véritable lieu de fourmillement culturel et intellectuel, arrosé de bons vins. A Paris, la Belle Hortense ou le Manga Café ravissent aussi les lecteurs gourmands.

 

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