Patrick Bruel : "Ce disque est très éclectique"

Patrick Bruel.[AFP / Archives]

Six ans après «Des souvenirs devant», Patrick Bruel reprend enfin le micro. A 53 ans, l’interprète de Casser la voix revient avec un 7e album studio, Lequel de nous, où il évoque les crises sociales et les révolutions technologiques. Il n’a pas manqué de se faire plaisir lors de l’enregistrement, réalisé en partie dans les mêmes studios que les Beatles.

Pourquoi attendre si longtemps avant de revenir à la musique ?

J’ai beaucoup joué pour le cinéma et le théâtre ces dernières années. Et je ne parvenais pas à finir plusieurs de mes chansons. J’ai connu des périodes de doute mais je suis heureux du résultat. Ce disque est à mon image, il est très éclectique. 

Comment s’est passé l’enregistrement réaliséà Air Studio, à Londres ?

C’était un fantasme d’aller là où les Beatles ont enregistré les cordes. Paul McCartney était dans le studio juste à côté. Les musiciens ont sublimé notre travail. Je les ai remerciés pour ça. 

Vous avez convié le rappeur La Fouine sur «Maux d’enfants»… 

J’avais écrit un texte sur le danger d’Internet, mais je trouvais l’accompagnement trop doux. Il fallait quelqu’un qui corrobore le propos. La Fouine a accepté de faire une boucle hip-hop et l’a composée en moins de vingt minutes.

Et le Printemps arabe ? 

La chanson Les larmes de leurs pères est née il y a un an et demi après une rencontre avec l’un des dirigeants tunisiens. Je me suis fait violence pour ne pas changer une phrase. Mais elle représente un moment précis. J’aurais peut-être dû prendre ma guitare, enregistrer le titre et le diffuser immédiatement sur Internet, sans attendre la sortie de l’album. C’est ça, l’avenir.
 

Lequel de nous, Patrick Bruel, Columbia/Sony. En tournée à partir de mai prochain.

En guise d’introduction de ce 7e album, Dans ces moments-là se fait l’écho, vingt ans après un deuil, de l’inoubliable place des grands hommes. La bande de copains est réunie cette fois-ci pour la mort d’un proche. Suivent Où es-tu, traitant du désarroi des familles des journalistes retenus en otage, ou encore Je serai là pour la suite, sur la tristesse d’un père emprisonné. Lequel de nous mêle musique classique, pop-rock, rap et mélodies des années 1930.

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