«Roux ! De Jean-Jacques Henner à Sonia Rykiel» : une exposition sur la chevelure rousse débarque à Paris

Entre répulsion et fascination, la chevelure rousse est depuis toujours une inépuisable source d’inspiration dans l’art.[©B.Guay/AFP]

Entre le feu et le sang. Parce-qu’ils sont peu nombreux - seulement 2% de la population mondiale - les roux sont toujours l’objet de superstitions, légendes et études parfois tirées par les cheveux.

Mais au-delà des préjugés , cette teinte flamboyante a irrigué l’imaginaire de nombreux artistes, que ce soit dans la peinture, la mode, ou la littérature. Ainsi, le musée Jean-Jacques Henner (Paris 17e) donne le ton en accueillant une grande exposition dédiée à la chevelure rousse, si chère au peintre éponyme du XIXe siècle, qui en fait sa signature.

Des œuvres variées pour célèbrer le roux sous toutes ses formes

Des masques tatanua de Papouasie Nouvelle-Guinée, aux affiches d’Eugène Grasset, en passant par une pochette de disque de David Bowie, parfois qualifié «d’homme à la chevelure rouge», au total, une centaine d’œuvres éclectiques ont été rassemblées pour mettre en lumière tous les aspects de cette couleur si distinctive, qui depuis l’Antiquité, dérange autant qu’elle fascine.

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©T.Querrec/RMN-GP

Une couleur singulière magnifiée dans la peinture

Particulièrement appréciée par les artistes à la recherche de contrastes, la palette chromatique de la rousseur offre également un large choix de nuances. Comme on peut l’observer dans les toiles de Jean-Jacques Henner, le roux est renforcé par la présence du vert-bleu, sa couleur complémentaire, alors que dans la «Jeune femme à la rose», Auguste Renoir joue davantage sur des teintes en camaïeu pour accentuer l’éclat de la chevelure. En faisant poser ses modèles en extérieur, la photographe Geneviève Boutry, quant à elle, cherche à capturer l’intimité des êtres, mis en valeur par des vêtements sombres.

Une déconstruction des préjugés dans la mode et la littérature

Pour souligner la force de cette couleur de feu, des correspondances inédites sont proposées avec les robes de la créatrice Sonia Rykiel, qui reflètent la puissance et le charme des rousses, mais aussi avec les héros de l’enfance, tels que Tintin et Spirou, des aventuriers modèles, reconnus pour leur audace et leur vertu. Enfin, le public sera convié à une promenade littéraire aux côtés de Zola, Maupassant et Baudelaire, qui fait rimer «rousseur» avec «douceur».

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©F.Dumoulin

Roux ! De Jean-Jacques Henner à Sonia Rykiel, jusqu’au 20 mai, musée Jean-Jacques Henner (Paris 17e).

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