Les 10 expositions à voir en 2019 à Paris

Street art, impressionnisme, art optique, cubisme, ... Il y en a pour tous les goûts. [©PHILIPPE LOPEZ / AFP]

Degas, Calder, Picasso, Vasarely, Hammershoi... L’année 2019 promet de belles sorties dans les plus grands musées de la capitale. Voici une sélection d’expositions pour les amateurs d’arts en tous genres.

vasarely, le partage des formes au centre pompidou

Pour la première fois depuis 50 ans, Le Centre Pompidou présente une rétrospective française consacrée à Vasarely, le père de l’art optique, une pratique qui consiste à jouer avec un nombre réduit de formes et de couleurs pour créer des illusions d’optiques. A travers un parcours chronologique, l’exposition aborde les grandes étapes de la vie de l’artiste, depuis sa formation dans les traces du Bauhaus jusqu’à ses dernières innovations formelles, autour de la quatrième dimension.

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© Centre Pompidou, Mnam-Cci / Service de la documentation photographique du Mnam / Dist. RMN-GP.

Vasarely, le partage des formes, du 6 février au 6 mai, Centre Pompidou (Paris 4e).

Calder-picasso au musée picasso

Deux œuvres en miroir. En explorant des thèmes figuratifs comme abstraits, l’exposition « Calder-Picasso » au musée Picasso étudiera l’expression du « vide-espace » dans les œuvres de ces deux artistes majeurs du XXè siècle. Au fil d’un parcours thématique, les visiteurs découvriront près de 150 œuvres, témoignant de leurs différences, leurs points communs, leurs rencontres, mais aussi de leurs collaborations artistiques, tout en s’appuyant sur les traces tangibles d’une relation entre les deux hommes.

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©musée Picasso

Calder-Picasso, du 16 février au 25 août, musée Picasso (Paris 3e).

océanie au musée du quai branly

Un voyage à travers le pacifique. De la Nouvelle-Guinée à l’Île de Pâques, d’Hawaii à la Nouvelle-Zélande, le musée du Quai Branly-Jacques Chirac rassemblera près de 200 pièces, dont plusieurs chefs-d’œuvre inconnus du grand public, en hommage aux cultures océaniennes. De l’Antiquité à la période contemporaine, l’expsoition « Océanie » dressera le panorama d’un art gardien de traditions et d’identités, bousculées par le commerce, la colonisation ou l’évangélisation forcée.

Océanie, du 12 mars au 7 juillet, musée du Quai Branly-Jacques Chirac (Paris 7e).

Hammershoi, le maître de la peinture danoise au musée jacquemart-andré

Au printemps, le musée Jacquemart-André met à l’honneur les œuvres de Vilhelm Hammershøi (1864-1916), réunies pour la première fois à Paris depuis vingt ans. Grand maître de la peinture danoise, il est reconnu pour ses toiles à l’atmosphère profonde et mystérieuse, dans des gammes de gris et de blanc. Des œuvres majeures illustreront toutes les facettes du travail d’Hammershøi, des premiers portraits, aux nus, en passant par les vues d'architecture et les paysages, et sa série d’intérieurs vides où figure parfois la silhouette d’une femme.

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©TX0006154704, registered March 22, 2005

Hammershøi, le maître de la peinture danoise, du 14 mars au 22 juillet, musée Jacquemart-André (Paris 8e).

toutânkhamon, le trésor du pharaon à la villette

Pour le centenaire de la découverte du tombeau de Toutânkhamon, pharaon de la XVIIIe dynastie égyptienne, la Grande Halle de la Villette (19e), accueille une exposition immersive réunissant des chefs-d’œuvre d’exception. A travers plus de 150 pièces maîtresses, dont 50 voyagent pour la première fois hors d’Égypte, le public pourra admirer une collection du patrimoine mondial, témoignage d’une civilisation fascinante. A noter que pour l’occasion, la statue Le dieu Amon protégeant Toutânkhamon, s’invite dans la scénographie.

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©MOHAMED EL-SHAHED / AFP

Du 23 mars au 15 septembre, Toutânkhamon, le Trésor du Pharaon, Grande Halle de la Villette (Paris 19e).

le modèle noir, de géricault à matisse au musée d'orsay

Entre histoire de l'art et histoire des idées, l’exposition « Le modèle noir, de Guericault à Matisse », explorera les problématiques esthétiques, politiques, sociales et raciales que révèle la représentation des figures noires. De l'abolition de l'esclavage en France (1794) à nos jours, elle s’interrogera tout particulièrement sur le dialogue entre l'artiste qui peint, sculpte, grave ou photographie et le modèle qui pose, à travers des œuvres majeures de Théodore Géricault, Charles Cordier, Edouard Manet, Paul Cézanne et Henri Matisse, mais aussi des photographes Nadar et Carjat.

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© RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay)

Le modèle noir, De Géricault à Matisse, du 26 mars au 21 juillet, musée d’Orsay (Paris 7e).

rêve électro, de kraftwerk à daft punk à la philharmonie de paris

Née il y a plus de trente ans, dans les boîtes de nuit underground de Chicago et Detroit, l’électro s’est imposé comme une tendance artistique majeure de la culture contemporaine. Intitulée « Rêve électro, de Kraftwerk à Daft Punk », l’exposition de la Philharmonie de Paris (19e) proposera une véritable expérience sensorielle. Immergés dans une bande-son confiée au célèbre DJ Laurent Garnier, les visiteurs découvriront un parcours lumineux et sonore qui convoquera les principales figures de la musique électronique telles que Kraftwerk, Jean-Michel Jarre, Robert Moog, Daft Punk ou Juan Atkins.

Rêve électro, de Kraftwerk à Daft Punk, du 9 avril au 11 août 2019, La Philharmonie de Paris (Paris 19e).

degas à l'opéra au musée d'orsay

Sa « chambre à lui ». De ses débuts dans les années 1860 jusqu'à ses œuvres ultimes au-delà de 1900, Degas a fait de l'Opéra le point central de ses travaux. Loges, foyer, salle de danse, mais aussi danseuses, chanteurs, musiciens de l'orchestre, et spectateurs, ont inspirés l'œuvre de cet immense artiste. Ainsi, en étudiant à la fois le lien passionné que Degas avait avec cette maison, ses goûts musicaux, mais aussi les infinies ressources de cet univers clos, l’exposition dresse, au fil des œuvres, le portrait de l'Opéra de Paris au XIXe siècle.

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©musée d'Orsay, dist. RMN- Grand Palais/Patrice Schmidt

Degas à l’Opéra, du 24 septembre au 16 janvier, musée d’Orsay (Paris 7e).

j'ai le droit d'avoir des droits ! au musée de l'homme

Dans le cadre de la saison « En droits ! », neuf street artistes – Zag & Sìa, Lek & Sowat, Swoon et de Goin, Dugudus, Madame, Denis Meyers – investiront le musée de l’Homme (16e). Du 13 février au 30 juin, les visiteurs pourront ainsi admirer six œuvres, inspirés de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.  De l’article 18, sur la liberté de pensée, de conscience et de religion, à l’article 23 sur le droit du travail, en passant par l’article 5 contre la torture, les peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants, ils mettront en valeur toute la diversité des techniques employées dans l’art urbain : peinture et collages, sérigraphie, pochoir, anamorphose.

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© Muséum national d’Histoire naturelle/Swoon

J’ai le droit d’avoir des droits !, du 13 février au 30 juin, musée de l’Homme (Paris 16e).

épopée artistique de la trilogie dragons au musée d'art ludique

C’est une œuvre unique de l’histoire de l’animation. La célèbre trilogie des films « Dragons » du studio Dreamworks s’invite au musée d’Art Ludique. Au total, près de 200 œuvres traditionnelles ou numériques seront présentées sur des écrans par l’ensemble de l’équipe artistique et de production des films, à travers des interviews réalisées spécialement pour l’exposition. L’occasion pour le public de se plonger dans les coulisses de cet univers mythique où les héros grandissent et vieillissent à travers un périple initiatique qui leur fait découvrir l’amitié, l’aventure, le bonheur et l’amour mais aussi les difficiles épreuves du cycle de la vie.

Épopée artistique de la trilogie Dragons, du 31 janvier au 24 février, musée d’Art Ludique (Paris 13e).

 

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