César 2019 : Léa Drucker sacrée meilleure actrice pour son rôle dans «Jusqu'à la garde»

Léa Drucker, César de la meilleure actrice pour son rôle dans le fim de Xavier Legrand "Jusqu'à la garde", à Paris, le 22 février 2019 [Bertrand GUAY / AFP] Léa Drucker, César de la meilleure actrice pour son rôle dans le fim de Xavier Legrand «Jusqu'à la garde», à Paris, le 22 février 2019. [Bertrand GUAY / AFP]

Léa Drucker s'est vu décerner vendredi le César 2019 de la meilleure actrice pour son rôle de mère de famille fragile mais vaillante dans le fim de Xavier Legrand «Jusqu'à la garde» sur les violences conjugales.

Très émue, l'actrice de 47 ans a appelé à réagir face aux violences et rendu hommage aux femmes qui sont dans la situation de Miriam, l'héroïne du film, ainsi qu'aux militantes féministes.

Dans «Jusqu'à la garde», film sous tension, l'actrice de 47 ans incarne une mère de famille fragile mais vaillante, qui tente de se reconstruire et de protéger son fils après une séparation avec un mari violent et toujours menaçant, incarné par Denis Ménochet.

«Je voudrais dédier cette récompense à toutes les Miriam, toutes ces femmes qui ne sont pas dans une fiction, qui sont dans cette tragique réalité», a déclaré l'actrice, très émue, en recevant son César.

«Je pense à toutes celles qui sont parties, celles qui veulent partir, celles qui ne partiront pas, celles qui auraient dû partir. Je pense à elles».

Xavier Legrand avait pensé à Léa Drucker pour ce rôle

«J'ai écrit avec Léa Drucker en tête. Pour moi, elle se confond avec le personnage de Miriam, par son mélange de force et de fragilité, une femme très concrète qui ne s'abandonne jamais au pathos. Une femme sur laquelle la tempête est passée et qui doit se reconstruire dans la fuite», a expliqué Xavier Legrand.

L'actrice avait déjà joué en 2013 dans son court métrage «Avant que de tout perdre» avec Denis Ménochet, récompensé par le César du meilleur court métrage, qui décrit la journée où une femme décide de fuir son conjoint, avec ses deux enfants. Le réalisateur, qui envisageait d'abord de faire trois courts métrages sur ce thème, avant d'en fusionner deux dans un long, les a choisis à nouveau pour «Jusqu'à la garde».

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