Les musiques électroniques investissent la Philharmonie de Paris

Le duo de Daft Punk a créé sa propre installation pour l'exposition «Electro» Le duo de Daft Punk a créé sa propre installation pour l'exposition «Electro»[©DR]

Au rythme de la machine. Depuis plus de trente ans, la musique électronique a imposé ses différentes chapelles, des clubs berlinois aux favelas de Rio. Il était temps pour la Philharmonie d’en faire une exposition, sous le regard des grands acteurs du mouvement.

Que ses fans l’aient adorée sous le nom de house ou de techno, genres développés par les DJ de Chicago et de Detroit, l’«Electro» a puisé dans tous les styles, et illustre depuis longtemps avec succès films et séries. Et la France y tient une grande place, avec ses icônes Jean-Michel Jarre, Daft Punk ou encore Justice, pour ne citer qu’eux.

La scène électro mobilisée pour l'évènement

La bande-son, confiée à une autre figure hexagonale, le DJ Laurent Garnier, guide les visiteurs à travers les quatre salles thématiques, évocations de l’électro comme reflet de la société mais aussi phénomène esthétique qui infuse tous les arts.

Le public découvrira d'abord les premiers instruments des années 1910, jusqu’aux machines prêtées par Jean-Michel Jarre, avant de basculer rapidement vers des œuvres d’artistes contemporains comme Xavier Veilhan, mais aussi photographies, bandes dessinées et installations prêtées ou créées par les musiciens et artistes pour l'occasion qui ont pour la plupart répondu positivement à l'appel de la Philharmonie.

Le point d’orgue ? L'installation musicale et visuelle créée par Daft Punk inspirée de son clip «Technologic» que les visiteurs peuvent entendre des quatre coins de l'exposition.

Une immersion dans le son

Les organisateurs de l'exposition ont eu l'intelligence de ne pas s'embourber dans une vision didactique et chronologique de l'Electro. «Nous n'avons pas voulu céder à la nostalgie mais montrer plutôt l'actualité d'une culture sensorielle et instantanée», explique Marie-Pauline Martin, la directrice du Musée de la musique. Le résultat est là : si les explications sont riches et denses, le discours n'est jamais figé et le visiteur peut à loisir déambuler et se laisser emporter par cet univers. Côté concerts, les emblématiques Kraftwerk offriront trois dates en juillet, et Etienne de Crécy et Arnaud Rebotini viendront électriser les salles de la Cité de la musique dès le week-end du 13 avril 2019.

Electro, jusqu’au 11 août, Philharmonie de Paris, Paris 19e.

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