Qui sont les femmes qui ont reçu le Prix Goncourt ?

Leïla Slimani fait partie des douze lauréates du Goncourt depuis sa création Leïla Slimani fait partie des douze lauréates du Goncourt depuis sa création. [LOIC VENANCE / AFP]

De nombreux observateurs du monde littéraire annoncaient déjà Amélie Nothomb comme la grande gagnante du Prix Goncourt 2019, ce ne fut pas encore son année.

L'histoire du Goncourt montre que le cercle des lauréates reste finalement très fermé avec seulement douze gagnantes depuis sa création en 1908.

Alors que le Prix Goncourt fut créé en 1903, il faudra attendre 1944 et Elsa Triolet («Le premier accorc coûte 200 francs», Gallimard) pour voir la gente féminine couronnée par le plus prestigieux des prix littéraires. Huit longues années passent ensuite avant que Béatrix Beck ne lui succède avec son «Léon Morin, prêtre» (Gallimard), puis en 1954, Simone de Beauvoir remporte le graal avec «Les mandarins» (Gallimard). Vintila Horia («Dieu est né en exil», Fayard), Anna Langfus («Les bagages de sable», Gallimard) et Edmonde Charles-Roux («Oublier Palerme», Grasset) sont distinguées toutes trois par la célèbre académie en 1960, 1962 et 1966.

Un palmarès peu paritaire malgré la multiplication des auteures

Le souffle de liberté des années 1970 n'y fera rien, ni même la libération des femmes dans les années 1980. Alors qu'entre 1944 et 1966, il n'y eut que six lauréates, le chiffre de lauréates reste le même entre 1984 et 2016. Marguerite Duras et son «Amant» chez Minuit restera inoubliable avant que Pascale Roze ne remporte le Prix en 1996 avec son premier roman «Le chasseur zéro» (Albin Michel), prix qui lui valut la fameuse malédiction des primoromanciers ne parvenant pas réellement à se remettre d'une telle distinction. Paule Constant sera la dernière lauréate du vingtième siècle avec «Confidence pour confidence» (Gallimard).

Le vingt-et-unième siècle : le début de la consécration féminine ?

En 2009, Marie N'Diaye est couronnée grâce à son «Trois femmes puissantes» chez Gallimard. L'année 2014 sacre Lydie Salvayre pour «Pas pleurer» au Seuil avant que deux ans plus tard, l'Académie ne se tourne à nouveau vers la gente féminine à travers Leïla Slimani et sa bouleversante «Chanson douce» (Gallimard).

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