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Vacances de la Toussaint 2022 : ces 5 films à voir au cinéma en famille

«Samouraï Academy», «Le petit Nicolas : qu'est-ce qu'on attend pour être heureux ?», «Le pharaon, le sauvage et la princesse», «Belle et Sébastien : nouvelle génération» et «Le nouveau jouet».[ © Aniventure & GFM/© 2022 Onyx Films – Bidibul Productions – Rectangle Productions – Chapter 2/© 2022 Nord Ouest Films StudioO/]

Les vacances de la Toussaint, qui viennent de commencer, restent une période propice pour organiser des sorties culturelles en famille. Et une séance au cinéma réjouira petits et grands, entre comédies, dessins animés et films d’animation.

«Samouraï Academy»

Si vous connaissiez déjà la Star Academy, vous allez découvrir les coulisses de la Samouraï Academy. Pour intégrer cette institution, plusieurs critères sont à respecter, dont celui qui reste le plus important : être un chat. Et c’est là que nous retrouvons Hank, un chien qui rêve de devenir un pro des arts martiaux, mais se voit refuser l’accès de toutes les académies. Alors quand un gros matou accepte de l’entraîner, le toutou relève le défi. Quitte à perdre une ou deux pattes dans la bataille. L’enseignement des techniques ancestrales n’est en effet pas de tout repos et son maître ne lui laisse rien passer. Exit la bible du samouraï pour les nuls, Hank doit apprendre à manier le sabre comme personne et être aussi agile qu’un chat sur des poteaux. Une épreuve qui ferait pâlir tous les participants à Koh Lanta. Comme le promet la bande-annonce : «Chat va barder !», surtout quand une armée de chats débarque dans la ville.

Avec les voix de Samuel L. Jackson, Michael Cera, Ricky Gervais, Mel Brooks et Michelle Yeoh dans la version originale, ce divertissement pour enfants a été réalisé notamment par Rob Minkoff, auteur du «Roi Lion», ainsi que «Stuart Little» et «M. Peabody et Sherman : les voyages dans le temps». On retrouve également aux commandes Chris Bailey, coscénariste d’«Oliver et compagnie».

«Samouraï Academy», de Rob Minkoff, Mark Koetsier et Chris Bailey (1h37). En salles.

«LE PETIT NICOLAS : QU'EST-CE QU'ON ATTEND POUR ÊTRE HEUREUX ?»

Un très bel hommage. Désormais doublement orphelin depuis le décès de Jean-Jacques Sempé, qui s’est éteint en août dernier, le Petit Nicolas est de retour au cinéma. Mais cette fois, le héros est pour la première fois au cœur d’un sublime film d’animation. Réalisé par Amandine Fredon et Benjamin Massoubre, «Le Petit Nicolas : Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux ?» retrace l'origine de la naissance de ce jeune héros joyeux et malicieux, né sous les plumes du scénariste René Goscinny et du dessinateur Jean-Jacques Sempé, dont le trait s’anime pour nous raconter la genèse du Petit Nicolas.

Le choix de son prénom, la profession de ses parents, la personnalité de sa maîtresse, la décoration de sa maison… Plongé dans le Paris des années 1950, on comprend comment l’univers si attachant de ce garçonnet a petit-à-petit été pensé par les auteurs, doublés par Laurent Lafitte et Alain Chabat. Ce film à la fois pétillant, nostalgique et émouvant, met aussi en scène leur belle amitié, leurs souvenirs douloureux et leur résilience. On voit à quel point la création de ce personnage, qui évolue dans un monde idéal, fait de rires et d’apprentissages, avec sa chouette bande de copains, fut pour ses deux illustres amis un moyen de penser les plaies de leur enfance, marquée par des traumatismes : la Shoah pour René Goscinny et la violence familiale pour Jean-Jacques Sempé.

Porté par la musique de Ludovic Bource (oscarisé pour «The Artist»), le long-métrage alterne séquences biographiques et nouvelles du Petit Nicolas. On prend beaucoup de plaisir à (re)découvrir ces huit histoires drôles et pleines de tendresse, dans lesquelles les enfants se retrouvent. Même si les outils ne sont plus les mêmes, car en réalité l’essentiel est ailleurs, les parents, eux, se souviennent. Visuellement très réussie, cette œuvre poétique, fidèle à l’esprit de Goscinny et au coup de crayon de Sempé, qui avait participé aux premiers tests d’animation et validé les dessins, a nécessité pas moins de sept ans de travail. Et il a été récemment récompensé. «Le Petit Nicolas : Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux ?» a en effet remporté le Cristal du long métrage du Festival international du film d'animation d'Annecy.

«Le Petit Nicolas : Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux ?», de Amandine Fredon et Benjamin Massoubre (1h30). En salles.

«Le pharaon, le sauvage et la princesse»

Il est le «père» de «Kirikou et la sorcière», «Princes et princesses», «Azur et Asmar» et «Dilili à Paris». A 78 ans, Michel Ocelot dévoile «Le pharaon, le sauvage et la princesse», un film d’animation mettant à la suite trois courts-métrages aussi beaux que poétiques. Il y est question de dieux et de déesses, de rois et de reines, de princes et de princesses, de vizirs et de sultans.

Dans le premier conte, qui a pour décor l'Egypte antique, le jeune Tanouekamani s’en va en guerre pour devenir pharaon, unique condition pour que la méchante régente accepte qu’il épouse sa fille, la belle Nasalsa. Dans la deuxième histoire, l’action se déroule en Auvergne au temps du Moyen-Âge, où le fils d’un seigneur se lie d’amitié avec un prisonnier, avant d’être chassé et abandonné dans la forêt loin du château. Des années plus tard, un mystérieux individu, que l’on surnomme «Beau sauvage», sème le désordre dans le village, ayant pour seul désir d’aider les plus démunis. La troisième et dernière fable embarque les spectateurs dans un voyage au cœur de l’empire ottoman avec ses somptueux palais, ses jardins luxuriants, et ses robes et autres costumes chatoyants. Un pur plaisir visuel. Et un spectacle qui met en scène un marchand de beignets amoureux d’une princesse des roses.

Pour narrer ces trois légendes et ainsi les lier tout en apportant une petite respiration, Michel Ocelot a choisi une conteuse qui fait face à un groupe d’ouvriers - «filmés» de dos sur le chantier de la Reconstruction - qui souhaitent s’évader pendant leur pause déjeuner. Trois histoires, trois époques, trois civilisations, mais une volonté commune, celle de se rebeller contre l’autorité parentale, dès lors que les ordres deviennent néfastes.

«Le pharaon, le sauvage et la princesse», de Michel Ocelot (1h23). En salles.

«belle et Sébastien : nouvelle génération»

Un récit universel. Cinq ans après le troisième film de Clovis Cornillac, «Belle et Sébastien : Le Dernier Chapitre», cette histoire culte d'amitié entre un enfant et un chien est de retour au cinéma dans une version contemporaine, signée Pierre Coré («L’aventure des Marguerite»). Dans cette adaptation, tournée dans les Pyrénées, Sébastien (Robinson Mensah-Rouanet), un jeune parisien de 10 ans, est envoyé à la montagne, où vivent sa grand-mère bergère, pas franchement ravie de sa venue, et sa tante pétillante, campées respectivement par Michèle Laroque, qui excelle dans ce rôle, et Alice David.

Là-bas, le garçon tente tant bien que mal de s'occuper des brebis, même s’il préférerait être avec son copain au skatepark. Jusqu’au jour où ce jeune héros, toujours prêt à défendre les faibles, rencontre Belle, une imposante patou maltraitée par son maître qui deviendra son meilleur ami. Sur fond de prise de conscience environnementale, Pierre Coré signe un beau film aux paysages époustouflants, qui rappelle à quel point la communication est essentielle au sein d’une famille, et parle à la nouvelle génération, en intégrant ses codes, comme les selfies et Instagram.

On a également apprécié l'approche féministe de ce reboot. Le cinéaste a décidé d'attribuer les rôles principaux, symbolisant le savoir-faire, le courage et la force, à des femmes, alors qu'ils étaient incarnés anciennement par leurs homologues masculins. Le grand-père de Sébastien est devenu une grand-mère, qui emmène son troupeau à plus de 2.000 mètres d’altitude pour une transhumance, ramasse la paille tous les jours, fait fuir les loups en pleine nuit, n'hésite pas à faire du parapente avec son petit-fils au milieu des sommets. Une chose est sûre, le public prendra un bon bol d'air frais.

«Belle et Sébastien : nouvelle génération», de Pierre Coré (1h36). En salles.

«Le nouveau jouet»

Dans ce remake du film «Le Jouet» de Jacques Veber, avec Pierre Richard et Michel Bouquet et sorti sur les écrans en 1976, Jamel Debbouze se glisse dans la peau de Sami, un tchatcheur apprécié de tous dans sa banlieue qui tente de faire fortune en vendant des théières à deux becs sur les marchés. Mais le pactole est encore loin, surtout quand la police lui confisque sa marchandise. Ce futur père de famille doit donc trouver rapidement un emploi stable s’il souhaite éponger ses dettes et aider sa femme enceinte (Alice Belaïdi), sur le point d’être licenciée par le groupe dirigé par le redoutable milliardaire Philippe Etienne (Daniel Auteuil). 

Contre toute attente, Sami qui n’est pas du matin ni du soir, mais plutôt «de midi» décroche un job de gardien de nuit dans un grand magasin parisien. Et c’est là, alors qu’il s’est endormi entre Spiderman et Venom, qu’il va rencontrer Alexandre (Simon Faliu), le fils de Philippe Etienne, qui le choisit comme… son nouveau jouet. Un jouet que le gamin pourri gâté va surnommer Gunther, et demander à emballer pour le ramener chez lui. 

En échange d’une rémunération de 2.000 euros par jour, Sami va se plier aux exigences les plus folles de ce gamin autoritaire et détestable, que personne n’ose contrarier depuis la mort de sa mère, emportée par une grave maladie. Alexandre et son nouveau jouet vont faire les 400 coups dans une demeure aussi grande que le château de Windsor, pendant que le père, froid et distant, enchaîne les réunions et les vols en hélicoptère. Sami, qui se moque de l’argent et préfère les hommes aux œuvres d’art, dénote dans cette famille fortunée. Mais avec son naturel et sa gouaille, il y apportera un peu d’humanité et créera peu à peu une belle amitié avec Alexandre. 

S’il prend des allures de comédie sociale par moments avec en ligne de mire la lutte des classes, «Le nouveau jouet» reste avant tout un joli divertissement où il est question de paternité, de filiation et d’amour et pour lequel Jamel Debbouze, qui revient au cinéma sous la direction de James Huth («Brice de Nice», «Lucky Luke»), enchaîne les vannes et s’amuse comme un gamin. 

«Le nouveau jouet», de James Huth (1h53). En salles.

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