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Voici les 14 plus belles photos sous-marines de 2026, selon un célèbre concours

Près de 8.000 images soumises par des photographes sous-marins du monde entier étaient en lice dans cette édition. [© Sam BLOUNT/UPY 2026]

Le palmarès du prestigieux concours international Underwater Photographer of the Year 2026 a été dévoilé. Depuis soixante ans, la compétition récompense chaque année le meilleur de la photographie sous-marine.

Le jury du concoursUnderwater Photographer of the Year (UPY) a annoncé le 27 février, les lauréats 2026, au cours d'une cérémonie de remise des prix organisée à Londres par The Crown Estate. 

Cette année, les membres du jury, Alex Mustard, Peter Rowlands et Tobias Friedrich, photographes sous-marins expérimentés et multiprimés, ont décerné la plus haute distinction de la compétition à l'Australien Matty Smith. Celui-ci a été sacré Photographe sous-marin de l'année 2026 pour «Rockpool Rookies», une photo de deux bébés éléphants de mer austraux jouant dans une mare rocheuse des îles Malouines, appelées Falklands islands en anglais. Le magnifique et émouvant cliché de Matty Smith a ainsi triomphé des 7.933 images soumises par des photographes sous-marins du monde entier, et il a également remporté la première place dans la catégorie portrait.

Créé au Royaume-Uni, l'Underwater Photographer of the Year (UPY) promeut et célèbre chaque année, depuis 1965, la vie sous-marine à travers la photographie sous-marine, que celle-ci s'effectue dans les océans, les lacs, les rivières ou même les piscines. Le concours comporte 14 catégories, dont trois spécifiquement réservées aux images prises spécifiquement dans les eaux britanniques.

photographe sous-marin de l'année et 1er prix : catégorie portrait

«Rockpool Rookies» © Matty SMITH/UPY 2026

«Une fois âgés de plusieurs semaines et sevrés du lait maternel, les bébés éléphants de mer austraux sont abandonnés par leurs parents sur le rivage, livrés à eux-mêmes pour affronter la vie. Sur l'île Sealion, dans l'archipel des Malouines, en plein Atlantique sud, à mille kilomètres des côtes argentines, j'ai observé des dizaines d'entre eux se bousculer dans des mares rocheuses peu profondes, apprenant maladroitement à nager, et tout à fait captivés par ma présence. J'étais venu ici pour vivre ce moment, pour observer et photographier leurs premières leçons de vie en solo. Le tout premier soir de mon arrivée, le ciel s'est embrasé de couleurs. J'ai enfilé ma combinaison étanche et me suis précipité dans l'eau pour prendre quelques clichés avant que la lumière ne disparaisse. Ce fut le moment décisif de mon long voyage», a relaté Matty Smith. Ce Britannique de naissance, installé en Australie depuis 2007, est un photographe sous-marin reconnu internationalement, et dont le travail a été couronné de nombreuses et prestigieuses récompenses.

1er prix : catégorie grand angle

«Happy Baby» © Cécile GABILLON BARATS/UPY 2026

«En tant que guide touristique et photographe sur l'île de la Dominique, dans les Caraïbes, j'ai eu la chance de vivre une rencontre vraiment magique avec un jeune cachalot curieux. Nous sommes entrés dans l'eau à une distance respectueuse, à proximité de la mère et de sa progéniture, observant la mère se préparer à plonger à la recherche de nourriture, laissant son petit à la surface. Presque immédiatement, le jeune cachalot s'est retourné et s'est approché de nous, venant remarquablement près, la bouche grande ouverte pour révéler ses dents émergentes, se retournant de manière espiègle. Il semblait impatient d'interagir. Nous pouvions clairement voir un morceau de calmar dans sa mâchoire et les nombreuses cicatrices déjà gravées dans sa peau. Au fil des ans, j'ai photographié des cachalots d'innombrables fois pour des documentaires et un long métrage, mais ce moment inoubliable occupera toujours une place particulière dans mon cœur. En repensant à cette rencontre, je suis tenté de croire qu'il souriait, et peut-être même qu'il était sur le point de nous faire un clin d'œil malicieux !», a confié la Française Cécile Gabillon Barats, médecin et photographe sous-marin.

1er prix  : catégorie compact

«Alpine Lookout»© Andrea MICHELUTTI/UPY 2026

«Après des années d'attente, j'ai enfin plongé dans les eaux du Cornino, un lac alpin froid situé près de chez moi, dans le nord-est de l'Italie. Ses eaux claires et d'un bleu profond proviennent d'une source, ce qui en fait un joyau parmi les montagnes environnantes. La faible teneur en nutriments favorise la croissance des algues vertes, tandis que la température constante (environ 9 à 11 °C) contribue à la clarté et à la couleur unique de l'eau. La vie y est rare, mais j'ai aperçu une écrevisse à pattes blanches (Austropotamobius pallipes) parmi les plantes aquatiques. Impétueuse, elle a nagé vers moi jusqu'à toucher mon objectif immergé. Le boîtier étant trop bas pour utiliser l'écran LCD, j'ai dû photographier à l'aveugle, en tenant l'appareil photo d'une main et un flash de l'autre. J'ai éteint mon deuxième flash, positionnant la lumière restante au-dessus du dôme pour obtenir un éclairage naturel de haut en bas. La composition que j'avais prévue depuis des années repose sur la transition entre la végétation verte et l'eau d'un bleu profond, avec les sommets des montagnes encadrés par la fenêtre de Snell», a déclaré l'Italien Andrea Michelutti, lauréat de cette catégorie du concours réservé aux prises de vues réalisées à l'aide d'un appareil photo compact.

1er prix : catégorie récifs coralliens

«Under Meteor Shower» © Tom SHLESINGER/UPY 2026

«Les coraux sont des animaux, et c'est ainsi qu'ils se reproduisent. Ce phénomène révèle l'un des spectacles les plus extraordinaires de l'océan. Comme une horloge, des milliers de coraux répartis sur des centaines de kilomètres se synchronisent pour libérer des paquets d'ovules et de spermatozoïdes en pleine mer. Capturer cet événement éphémère est extrêmement difficile : il ne se produit qu'une fois par an, lors d'une nuit spécifique d'un mois particulier, dans un laps de temps très court de quelques minutes seulement. L'utilisation d'une vitesse d'obturation lente alors que les vagues se brisent et emportent les paquets flottants vers le haut transforme la scène en une pluie de météores sous-marine colorée. Cette image fait partie d'un voyage scientifique et documentaire en cours qui explore la vie nocturne animée et les rituels de reproduction des coraux dans le nord de la mer Rouge, un projet façonné par plus de 300 nuits passées sous l'eau pendant la saison de reproduction», a expliqué Tom Shlesinger, écologue marin, photographe sous-marin et naturaliste israélien.

1er prix : catégorie comportement

«Clownfish Hatchout» © Kazushige HORIGUCHI/UPY 2026

«Cette photographie immortalise le moment précis où les œufs de poissons-clowns éclosent dans la préfecture de Kagoshima, au Japon. En fin d'après-midi, Koji Matsuda, un ami proche, m'a annoncé que les œufs allaient éclore ce jour-là. Avant même l'éclosion, les parents poissons-clowns surveillaient attentivement les œufs, guettant sans cesse l'arrivée de prédateurs, dans l'attente du moment fatidique. J'ai pu immortaliser l'instant où les larves ont émergé. Tenant un modeleur de lumière appelé snoot dans une main, j'ai soigneusement contrôlé la lumière afin qu'elle n'éclaire que les poissons-clowns et leurs larves nouveau-nées, leur permettant ainsi de se détacher dans l'obscurité. Je photographie les poissons-clowns depuis plus de trois ans et j'ai appuyé sur le déclencheur d'innombrables fois ce jour-là, mais cette image est la seule qui soit vraiment réussie», a témoigné le Japonais Kazushige Horiguchi, photographe sous-marin et journaliste.

1er prix : catégorie jeunes talents

«Lunging Leopard» © Sam BLOUNT/UPY 2026

«Pendant des années, le léopard de mer a figuré en tête de ma liste des animaux que je souhaitais observer en Antarctique, un prédateur que je rêvais de rencontrer face à face. Je dois dire que cette plongée a comblé toutes mes attentes : une eau claire, une bonne luminosité et un léopard de mer espiègle. Les phoques léopards ont un répertoire impressionnant de démonstrations de dominance, et celui-ci les a toutes utilisées, filant autour de moi avec une puissance naturelle. Voir cette énorme gueule bordée de dents acérées foncer droit sur moi est une sensation forte que je n'oublierai jamais», a indiqué l'Américain Sam Blount. Cette catégorie du concours vise à mettre en lumière le travail de nouveaux talents car elle est ouverte seulement aux photographes sous-marins n'ayant jamais remporté de concours international majeur de photographie, dont les travaux ne sont pas publiés dans des revues payantes ou qui ne sont pas ambassadeurs de marque pour des fabricants de matériel sous-marin.

1ER prix : catégorie MACRO

«Calm at the Heart of Turmoil» © Seong Cheol CHO/UPY 2026

«Alors que je plongeais avec mon guide, à Tulamben, à Bali, en Indonésie, j'ai rencontré une crevette commensale vivant dans un corail fouet naturellement spiralé. C'était quelque chose que j'espérais voir depuis longtemps. Le vert profond et riche du corail formait un nid saisissant pour la crevette aux couleurs vives qui se reposait à l'intérieur. En introduisant une lumière rouge et bleue sur le corail vert, je voulais créer une sensation de beauté intense combinée à une turbulence visuelle, tout en exprimant l'immobilité de la crevette au centre. Tout dans cette plongée était une première pour moi : le lieu, le guide, le travail avec une lumière continue, mais rencontrer un sujet que je rêvais de photographier et le capturer de manière satisfaisante a rendu cette expérience particulièrement mémorable», a narré Seong Cheol Cho, photographe sous-marin coréen.

1er prix : photographe de l'année en matière de conservation marine

«Where Innocence Meets Tradition» © Khaichuin SIM/UPY 2026

«Aux îles Féroé, au Danemark, la chasse annuelle aux globicéphales, connue sous le nom de Grindadráp, reste l'une des traditions les plus controversées au monde. Considérée par les habitants comme un patrimoine culturel et une source de nourriture, elle est condamnée dans le monde entier pour sa brutalité et son impact sur la vie marine. Dans cette scène poignante, un jeune garçon est assis sur un cétacé tué au milieu d'eaux rouge sang, reflet troublant de la collision entre tradition, identité et éthique. Elle capture non seulement un moment, mais pose aussi une question générationnelle : que faut-il préserver et que faut-il changer ?», a commenté le photographe malaisien Khaichuin Sim, lauréat de cette catégorie parrainée par la fondation internationale Save Our Seas, dédiée à la protection de la vie marine.

1er prix : catégorie téléphone portable

«The Roar» © Jack HO/UPY 2026

«Alors que je prenais des photos sur le fond sableux à 15 mètres de profondeur dans le détroit de Lembeh, en Indonésie, j'ai trouvé ce poisson-grenouille bien camouflé qui attendait patiemment sa proie. J'ai attendu au moins 15 minutes. Pour obtenir une photo nette malgré l'arrière-plan brouillé, j'ai dirigé une lampe macro vers sa tête afin de capturer l'instant où il ouvrait son énorme bouche. Heureusement, j'ai réussi à saisir le moment parfait avec mon téléphone portable Vivo X100», a déclaré le photographe chinois Jack Ho, premier lauréat de cette nouvelle catégorie de la compétition dédiée aux images sous-marines réalisées à l'aide de n'importe quel smartphone.

1er prix : catégorie noir et blanc

«Coral Window» © Shunsuke NAKANO/UPY 2026

«La lumière pénètre dans l'épave par une fenêtre, une ouverture carrée dans l'histoire, désormais envahie par la vie. En choisissant de photographier en noir et blanc, j'invite le spectateur à comparer les lignes épaisses et droites créées par l'homme aux motifs délicats et complexes de la nature. Les gorgones s'épanouissent comme un souffle gelé, transformant la rouille en œuvre d'art. Entre elles, un labre solitaire ponctue le cadre, apportant du mouvement à une composition autrement immobile. Au large de l'île de Sado, dans la mer du Japon, le passé n'est pas perdu, il est habité. La fenêtre ne donne plus sur l'extérieur ; elle nous invite à regarder à l'intérieur, encadrant l'histoire de la nature qui reprend possession du métal», a détaillé le Japonais Shunsuke Nakano, photographe sous-marin basé à Tokyo. 

1er prix : vivre ensemble dans les eaux britanniques

«Life Under a Pier» © Valerie REID/UPY 2026

«L'été dernier, j'ai eu la chance de plonger sur ma côte natale, à l'ouest de l'Écosse, au Royaume-Uni, après de nombreuses années, et cette plongée depuis la jetée a été un moment particulièrement marquant. Les pieux en acier artificiels constituent un excellent support pour la croissance et l'épanouissement de la vie marine. J'ai réussi à trouver un pilier où l'alcyon jaune appelé aussi "doigts de mort" avait déployé ses polypes. J'ai choisi une perspective grand angle à mise au point rapprochée, en utilisant un mini dôme Seacam avec un objectif fisheye et des flashs sous-marins Retra. J'ai pris la photo avec un angle extrêmement ascendant afin de capturer toute la hauteur du pilier, en le gardant centré verticalement pour obtenir une image symétrique forte. J'ai été ravi de capturer cette magnifique scène de la vie marine britannique, et je suis particulièrement reconnaissant aux juges de l'UPY d'avoir récompensé mon image ! Je dédie cette image à feu Martin Edge, qui m'a appris et inspiré à apprécier les opportunités photographiques sous les jetées et les pontons», a déclaré la photographe néerlandaise Valerie Reid.

1er prix : catégorie épaves

«The Guns of the Nagato» © Niclas ANDERSSON/UPY 2026

«Le Nagato est un célèbre cuirassé japonais à partir duquel l'amiral Isoroku Yamamoto aurait donné l'ordre d'attaquer Pearl Harbor. Saisi par les États-Unis à la fin de la Seconde Guerre mondiale, il a ensuite été remorqué jusqu'à l'atoll de Bikini, aux îles Marshall dans le Pacifique, et utilisé comme navire cible lors des premiers essais nucléaires menés lors de l'opération Crossroads. Aujourd'hui, le Nagato repose à l'envers à environ 52 mètres de profondeur, ce qui en fait une plongée difficile mais très enrichissante. Lors de la descente, les plongeurs sont accueillis par quatre énormes hélices, tandis que les éléments les plus remarquables sont les deux canons arrière, que l'on peut mieux approcher par le côté bâbord. Cette image a été soigneusement mise en scène par une équipe de quatre personnes afin de maximiser la sécurité et de réduire la quantité de limon, car la visibilité peut être limitée et les particules se remuent facilement», a expliqué Niclas Andersson, photographe sous-marin suédois.

1er prix : catégorie grand angle dans les eaux britanniques

«A Meeting of Giants» © Evan JOHNSTON/UPY 2026

«Ce qui avait commencé avec deux grands requins se nourrissant à la surface s'est transformé en trois, puis quatre, puis cinq au cours de la journée, dans la mer des Hébrides, sur la côte ouest de l'Ecosse. À un moment donné, la plupart des requins avaient disparu, et après avoir regardé la dernière queue s'éloigner, je me suis retourné et j'ai été accueilli par l'image que vous voyez ici. Ces requins avaient cessé de se nourrir et formaient un banc serré, avant de se séparer et de nager en cercles lents et rythmés, pour finalement s'enfoncer en spirale dans les profondeurs. Ce comportement, appelé "torus", serait un comportement de séduction et le prélude à l'accouplement, bien que cela reste un mystère. Au cours de l'été, nous avons observé plusieurs "torus" depuis le bateau, avec près de 20 requins tournant lentement en rond pendant des heures. Cela ressemblait à un rituel ancien qui se déroule à l'abri des regards, et ce fut un moment incroyable à observer et à immortaliser», a déclaré le Britannique Evan Johnston, biologiste marin, instructeur de plongée, photographe et guide naturaliste.

1er prix : catégorie macro dans les eaux britanniques

«Mum» © Tom INGRAM/UPY 2026

«L'année 2025 a sans aucun doute été l'année de la pieuvre. Créatures imposantes sous l'eau, ces animaux intelligents et charismatiques me fascinent tout comme de nombreux autres plongeurs britanniques. Tout au long de l'année dernière, au large de la plage de Porthkerris, en Cornouailles, au sud-ouest de l'Angleterre, j'ai eu la chance d'observer toute une série de comportements naturels, allant de la chasse à l'accouplement, mais dans ce cas précis, je voulais immortaliser le dernier acte d'altruisme d'une femelle qui, après avoir pondu ses œufs, les garde consciencieusement, les nettoie et les arrose d'eau riche en oxygène pour les maintenir en bonne santé. Pendant cette période qui peut durer plusieurs mois, elle ne les quitte pas, même pour se nourrir, et une fois les œufs éclos, elle meurt tristement. Au cours de ce moment doux-amer et assez poignant que j'ai passé avec elle, j'ai voulu essayer de capturer le récit de ses dernières semaines en photographiant son visage de face et en entourant sa progéniture à l'arrière-plan», a confié le photographe britannique Tom Ingram.

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