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Mort de Michel Bassompierre : pourquoi l’ours s’est-il imposé dans le travail du sculpteur ?

Tout au long de sa carrière c’est le travail sur l’ours qui a fait sa renommée. [Loic VENANCE / AFP]

Ce mardi 21 avril, le sculpteur Michel Bassompierre est décédé à l’âge de 78 ans. Tout au long de sa carrière c’est le travail sur l’ours qui a fait sa renommée. Dans plusieurs villes, des variations de «l’ours» ont été exposées.  

Le sculpteur de renommée internationale Michel Bassompierre est décédé ce mardi 21 avril à Nantes à l’âge de 78 ans, a indiqué sa famille à l’AFP. «Une chute sur la tête après un malaise l'a plongé dans un profond coma dont il ne pouvait sortir», ont indiqué ses proches à l’agence de presse.

 «Ses sculptures ont été exposées dans de nombreux lieux emblématiques, notamment à Paris, au Jardin des Plantes et sur le boulevard Haussmann, à New York, sur Park Avenue, à La Mamounia à Marrakech ou encore au musée océanographique de Monaco», a rappelé sa famille dans un communiqué. 

Si Michel Bassompierre était attiré par les animaux en général, son travail sur l’ours a fait sa renommée et plusieurs variations ont été exposées dans de grandes villes. 

En effet, l’ours, à travers son volume, son corps massif et ses courbes douces, a offert au sculpteur une facilité pour travailler les lignes et fluidité. Une variété et une richesse des formes qui étaient bien ancrées dans l’esprit de Michel Bassompierre. 

«Moi je dis que les ours se cachent pour vivre»

De plus, l’ours représentait aussi bien la puissance qu'une forme de douceur. Ainsi, Michel Bassompierre cherchait, via cet animal, à créer une présence apaisée. Une dimension émotionnelle loin de toute agressivité que même le public pouvait ressentir lors des différents événements. 

Un point important aussi : l’ours est un animal qui parle à toutes les générations. Des enfants aux personnes âgées en passant par les adolescents, cet animal offre une certaine dimension symbolique qui rend accessibles les œuvres au grand public. 

Dans une interview accordée pour Forbes, en 2023, Michel Bassompierre est revenu sur son rapport avec l’ours. «Pour travailler, j’ai besoin d’être seul dans mon atelier. Je suis tout seul avec mes rêves, avec mon arche de Noé. Il y a un roman qui dit que les oiseaux se cachent pour mourir, moi je dis que les ours se cachent pour vivre», avait-il déclaré. 

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