François Hollande : aucun pays européen "ne peut s'exonérer" de l'accueil des réfugiés

Le président François Hollande s'adresse à la communauté française à Tanger le 20 septembre 2015 [FADEL SENNA / AFP] Le président François Hollande s'adresse à la communauté française à Tanger le 20 septembre 2015 [FADEL SENNA / AFP]

 

Le président français François Hollande a affirmé dimanche à Tanger qu'aucun pays européen ne pouvait "s'exonérer" de l'accueil "des réfugiés relevant du droit d'asile", lors d'une conférence de presse concluant sa visite au Maroc.

Concernant la répartition "des réfugiés relevant du droit d'asile, cette répartition doit être de tous les pays européens, aucun ne peut s'exonérer ou alors nous n'appartenons plus au même ensemble fondé sur des valeurs et des principes", a déclaré M. Hollande.

Le chef de l'Etat français s'exprimait à trois jours d'un sommet européen extraordinaire qui doit décider mercredi à Bruxelles de la répartition solidaire de 120.000 réfugiés dans les Etats membres.

M. Hollande a par ailleurs rappelé qu'il avait "souhaité avec la chancelière (allemande) Angela Merkel que ce mécanisme (de répartition) puisse être obligatoire" mais que certains pays "s'y refusent".

Il a indiqué avoir demandé à son ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve de défendre ce mécanisme lors de la réunion avec ses homologues européens mardi, à la veille du sommet.

"Nous veillerons à ce que le mécanisme soit effectif quelles que soient ses modalités et que les engagements puissent être tenus et que ce ne soient pas les mêmes pays qui reçoivent les réfugiés", a-t-il prévenu.

"Je souhaite vivement que cette question puisse être autant qu'il est possible réglée par le Conseil des ministres (européens de l'Intérieur) et que tout ne soit pas renvoyé au Conseil européen", a-t-il ajouté.

Mercredi à Bruxelles, les 28 États membres de l'UE doivent en particulier se mettre d'accord sur la répartition de 120.000 réfugiés proposée par la Commission européenne pour soulager l'Italie, la Grèce et la Hongrie, qui font face à un afflux sans précédent de demandeurs d'asile.

Une majorité d'entre eux sont favorables à cette mesure d'urgence, mais plusieurs pays s'opposent farouchement à ce plan dont la Hongrie, la Pologne, la Slovaquie et la République tchèque.

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